Téléphérique Issy-les-Moulineaux ?

Ce matin le Parisien a publié un article consacré au téléphérique entre le centre ville et les hauts d’Issy, projet qui semblait enterré depuis plus de cinq ans.

 

La journaliste cite Jean-Marc Brison de l’association isséenne de défense de l’environnement Actevi qui connait parfaitement le dossier et ses limites, et revient aussi sur certains des éléments que j’ai évoqués ici même sur ce sujet.

Téléphérique : le Maire d’Issy veut avoir raison à tout prix ?

Des isséens proches du centre-ville ont reçu il y a quelques jours, un courrier du maire, accompagné d’une revue de presse consacrée à différents projets de téléphériques à travers le monde.

 

Il faut sans doute rappeler qu’en Février 2008, la municipalité d’Issy-les-Moulineaux a dû retirer un projet de téléphérique entre la Mairie et les Hauts d’Issy, car il était clairement rejeté par les habitants, à cause notamment des nuisances sonores et visuelles. 

 

Alors effectivement à travers le monde, certaines villes ont choisi ce mode de transport, pourquoi pas, quand la topographie des lieux s’y prête.  Mais chaque cas est spécifique et sur Issy, les riverains avaient clairement refusé les nuisances du projet.

 

Aujourd’hui que souhaite nous montrer le maire : que sur ce projet il a plus raison que les habitants ?

Et à quoi rime cette démarche 5 ans plus tard ?

 

Alors que les travaux de l’escalier mécanique vers les Epinettes sont en cours, qu’un projet d’aménagement de nouvelles voies de bus (liaisons entre les Hauts d’Issy et le Centre-ville) a été présenté aux riverains le 28 Février dernier, la municipalité ressort le spectre du téléphérique, cela apparait incohérent.

 

J’espère qu’il ne s’agit pas ainsi d’opposer les nouveaux arrivants du Fort, aux riverains du Centre-ville installés depuis plus longtemps ?

 

Il est un fait que le Maire d’Issy-les-Moulineaux n’a jamais accepté d’être contraint en pleine campagne municipale de 2008 de retirer son projet, mais c’est aussi une des règles de la vie politique, que d’accepter qu’en dernier recours ce soit la population qui choisisse. Cela s’appelle la démocratie !