RD7, les isséens toujours pris entre deux feux

feu orange

Dans les Hauts-de-Seine, la RD7 est un axe majeur pour les déplacements le long de la rive gauche de la Seine. Son tronçon entre Paris, Issy et Sèvres fait l’objet d’un réaménagement, qui n’est pas encore terminé.

Sur Issy-les-Moulineaux, les déplacements le long de la RD7 sont principalement constitués d’une circulation de transit. Néanmoins, nos concitoyens doivent supporter au quotidien l’ensemble des infrastructures, qui ont été mises en place lors de ce réaménagement, et notamment les feux de circulation.

Il faut le rappeler, dès l’origine du projet de réaménagement de la RD7, les riverains et les associations de préservation de l’environnement souhaitaient la mise en place d’une 2×1,5 voies sans feu, avec rond points et terre-plein central. En effet, ceci aurait eu pour avantage d’allier une fluidité du trafic, avec une véritable circulation douce à proximité de la Seine. D’ailleurs ce type d’aménagement a déjà été mis en œuvre avec succès par exemple à Nantes, et permet aussi d’assurer aux piétons la sécurité de franchissement sur les passages protégés et la visibilité partagée avec les automobilistes. Pourtant, c’est un programme de 2×2 voies avec feux de circulation, qui a été choisi par le Conseil Départemental.

Aujourd’hui l’aménagement routier étant terminé sur Issy, nous pouvons observer le résultat. Entre le pont de Billancourt et le pont d’Issy, ce sont 13 feux non synchronisés qui ont été mis en place, sur une distance d’1,3 km. Et sur le tronçon qui est encore en travaux : entre la place de la Résistance, le carrefour de Vaugirard et Sèvres, on observe que les feux continuent à émerger…

On ne peut que s’interroger : pourquoi avoir implanté cette multitude de feux de circulations, sur un axe qui n’a jamais été considéré comme accidentogène ?  Et en l’état d’autres questions se posent : quel est le bilan carbone prévisionnel de ce nouvel aménagement ? Et quels vont être les coûts de maintenance de l’ensemble des nouveaux feux implantés dans le cadre de ce réaménagement de la RD7 ?

Globalement je déplore ce modèle d’infrastructures qui n’est qu’un schéma du passé, qui s’inscrit complètement à contre temps des tendances ergonomiques et durables actuelles. Ce programme laisse la place au « tout-voitures » plutôt qu’à la cohabitation équilibrée entre voitures et circulations douces. Et pratiquement quid de l’avenir de cet axe, alors que l’on sait que Paris a clairement indiqué depuis de nombreuses années, qu’il avait pour objectif de limiter de plus en plus la place de la voiture à l’intérieur de son enceinte.

En termes de mobilité, j’espère que la métropole du Grand Paris permettra enfin d’harmoniser les démarches et d’initier des politiques cohérentes au sein d’un même territoire.

Issy – Suppression de la zac des chartreux

ISSY 018Le Conseil municipal du 9 avril 2015 a voté la suppression de la Zac quai des Chartreux. Ce fut l’occasion de dresser un bilan des objectifs assignés par la délibération du 1er octobre 1998. Voici les points sur lesquels j’ai souhaité insister.

« Concernant tout d’abord les équipements publics et le logement nous saluons la construction de la Médiathèque des Chartreux, d’un groupe scolaire, d’une crèche et la part de logements construits :
en effet sur cette zac c’est 73% de logements (dont 25% de logements sociaux) qui ont été construits pour 27% de bureaux donc une proportion de logements que l’on ne retrouve malheureusement pas sur d’autres ZAC,

A propos du réaménagement de la RD7 : dans les textes de références, vous n’indiquez pas la délibération du 8 décembre 2005 dans laquelle cette assemblée avait pris une position unanime, en faveur de l’aménagement d’une 2 x 1,5 voies avec rond points.
Par la suite vous êtes revenus sur ces engagements et c’est donc malheureusement, un projet de 2 fois 2 voies qui a été mis en place.
La transformation de la RD7 se résume donc in fine à une série d’occasions manquées et à différents niveaux :
Tout d’abord pour les cyclistes ce projet aurait pu permettre la mise en place d’une vraie liaison de mobilité continue entre Paris et la Défense,
mais ce sont plutôt des pistes cyclables orientées loisirs en discontinu qui ont été mises en place sur cet axe.

Occasion manquée aussi pour les automobilistes, car sur cette RD7 aujourd’hui ils doivent emprunter des voies peu larges et tortueuses,
et ce sont au total 13 feux rouges qui ont été installés sur 1 300 m entre pont d’Issy et pont de Billancourt en plus non synchronisés, ce qui est générateur d’embouteillages.
Et quid de la qualité de l’air et en particulier de la concentration en particules fines sur cette zone à proximité d’une crèche et d’une école.
Nous n’avons pas d’informations sur ce point de santé publique dans cette délibération.

Concernant enfin la reconquête des berges de seine, un tel projet aurait pu permettre aux isséens de se réapproprier le fleuve élément structurant de notre territoire
mais ce ne sera pas le cas.
Pourquoi ne pas s’être inspiré de Bordeaux et de son quai des Chartrons qui a mis en place 2 fois 1 voie, avec tramway ce qui a permis de dégager une vraie promenade de 15 m de large qui est un vrai lieu de vie le week-end.
Donc dans l’ensemble, en dehors des équipements publics et du logement un bilan décevant face aux objectifs assignés. »

RD 7 à Issy, 7 comme le jeu des 7 erreurs?

1Vous êtes nombreux à nous le dire dans les porte-à-porte, les rencontres de bas d’immeuble et les tractages : « vous en avez ras le bol des chantiers permanents de cette ville ». Et ce d’autant que certains chantiers durent depuis des années. C’est le cas de la RD 7, autrement dénommée Quai de Stalingrad, qui longe la Seine de Paris à Meudon. Déjà 6 à 7 ans de chantier sur cet axe et combien encore avec les travaux du Pont d’Issy?

Les riverains résidant juste le long de la Seine ont déjà du encaisser la reculade de la municipalité sortante qui après avoir tenu tête au Conseil général pour maintenir une 2 fois 1,5 voies avait fini par lâcher en rase plaine pour un 2×2 voies très, mais alors très, minérales.

Du coup, pour le week-end, nous vous proposons le jeu des 7 erreurs pour montrer les conséquences des renoncements politiques. De l’idéal au réel, vous serez seuls juges.

Les allées plantées d’arbres en milieu de voirie? disparues.

Les immeubles R+4 dans la ZAC des Bords de Seine? Ajoutez + 3 voir plus 5 si vous considérez que les nouveaux bureaux de 7 étages font en réalité 9 étages d’habitation.

Cherchez, comparez…

3L’allée paysagée, piétonne et cycliste qui devait longer la RD 7 s’est transformée en vaste ruban bicolore, béton et bitume. Rien pour absorber le bruit. une végétation aussi rare que le bitume abonde. Des places de stationnement obligeant à prendre des risques pour sortir de son véhicule et à descendre sur la chaussée, tant elles sont étroites. Que de travail et de concertation à mener pour reprendre avec le Conseil général cette perspective qui manque cruellement de nature.

Toutes les fonctions urbaines de cet axe : circulation routière, stationnement, circulation cycliste et pédestre sont sur le même plan, au même niveau. Aucune coupure, aucune végétation à hauteur d’yeux pour casser ce sentiment d’une large autoroute urbaine. Quelle est la fonction urbaine de la petite place plantée d’arbres? Pas de commerces, pas de terrasse de café, pas d’aménagement public… Elle sert à quoi? Juste à promener des chiens d’un pied d’arbre à un autre.

On fera juste une parenthèse sur le trottoir côté tramway de la RD7 qui est des plus dangereux pour les piétons : étroit, pas sécurisé au-dessus de la tête des piétons, toujours inondé par de la boue par endroit et rempli d’obstacles… Subissez, mais veillez vous-mêmes à votre sécurité.

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L’aménagement de notre ville suppose une volonté politique forte, reposant d’abord et avant tout sur la concertation avec les riverains, les entreprises.

Roland Castro, dans les conversations citoyennes tentait de nous faire rêver sur « la large trouée vers la Seine » qui devait faire entrer la Seine dans le paysage isséen.

Il suffit de regarder les travaux en cours le long de la Seine pour constater que l’érection d’un muret d’au moins 1,10m cache déjà la vue de cet élément central de notre paysage. A 20m, on ne voit que le muret. A proximité du muret, un enfant en poussette ou en bas âge, une personne à mobilité réduite devra se contenter d’une idée de la Seine… dommage.

Ces simples exemples démontrent en quoi des associations isséennes, des citoyens, des entreprises et des commerçants ont raison de s’inquiéter de ce que les sortants vous cachent sur les chantiers suivants : Ligne 15 du métro du Grand Paris au Carrefour Léon Blum et à la Gare de Clamart, Sac Guynemer, Centre ville sur le terrain d’Orange Lab, Tours du Pont d’Issy… Il y a matière à s’inquiéter.

Voilà pourquoi, dans l’accord qui lie le PS, les Démocrates isséens et les Isséens engagés, la concertation prend une telle place : vous êtes ceux qui allez utiliser ces espaces. C’est votre ville. L’aménagement de l’espace public est aussi important que celui des parcelles. Nous ferons en sorte que vous puissiez vivre pleinement votre ville ! C’est pour cela que nous nous mettons à votre service.

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