Issy, retour sur le Conseil municipal de février

Lors du dernier conseil municipal du 7 Février 2019, j’ai souhaité intervenir sur un certain nombre de sujets traités dans les délibérations. J’ai tout d’abord pris la parole sur le budget primitif de notre commune. Sur la rubrique de fonctionnement j’ai voulu avoir des précisions car j’ai constaté que les charges à caractère général sont en baisse d’environ moins 10% vs budget précédent. J’ai demandé quels types d’économies allaient être effectuées pour atteindre ce résultat, car in fine je ne souhaite pas que ces économies soient faites sur la nature des services publics.

A propos de la rubrique d’investissement, j’ai interrogé l’adjointe aux finances sur une opération patrimoniale de 4M€ inscrite aux dépenses. Un autre investissement du budget 2019 me pose questions, il s’agit de la réhabilitation de la halle Christiane Guillaume. Les réponses apportées par la majorité sur ce sujet ne m’ont pas convaincues. En effet je suis étonnée par la nature des travaux prévus sur un équipement, qui n’a qu’une dizaine d’années. Dans le contexte de la construction du Parc municipal des Sports (Jean Bouin), j’estime que ce nouvel équipement sportif pourrait accueillir de l’escalade, du golf, et du Yoga (plutôt que d’effectuer des travaux onéreux dans la halle Christiane Guillaume). Et prévoir un nouvel espace d’escalade très proche de celui des arches me parait étrange (dans un autre quartier de la ville cela aurait pu avoir du sens). Je ne comprends pas cette dépense d’investissement, dans la mesure où à Issy-les-Moulineaux d’autres installations sportives sont vieillissantes et auraient besoin d’être rénovées (Gymnase Jules Guesde …). Enfin j’estime qu’en matière d’investissements, un certain recours à l’emprunt dans une période où les taux sont bas, permettrait d’étaler les charges dans le temps sans fragiliser les finances de la ville, mais la majorité ne veut pas en entendre parler c’est une erreur. Compte-tenu de ces divers éléments je n’ai pas voté le budget primitif.

Je suis ensuite intervenue sur la délibération n°7 à propos contrat de développement entre la ville et le département des Hauts-de-Seine. Quatre projets sont intégrés à ce contrat il me semblait intéressant de savoir quels sont les critères qui ont amené à intégrer à ce contrat des projets territoriaux en particulier plutôt que d’autres. Il semble que ce soit d’abord les compétences du Conseil Départemental qui priment dans le choix des projets.

La délibération N°8 traitait du budget alloué au plan local de sécurité. L’offre budgétaire destinée à ce dossier reste constante en 2019, mais j’ai fait remarquer qu’elle peut paraitre relativement faible (30 450 €) si on la ramène au nombre des moins jeunes de 18 ans sur la ville qui sont 14 600. Au-delà des budgets alloués, sur ce type de dossier ce qui est déterminant c’est aussi la nature du projet porté pour mieux tenir compte des mutations de la société et des changements de comportements des jeunes.

Le projet présenté dans la délibération N°12 m’a semblé intéressant. J’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer, je soutiens le projet de mise en place du télétravail pour les agents de la ville. J’ai profité des échanges sur ce sujet pour aborder des points tels que les dispositions prises en matière d’assurance individuelle et de responsabilité civile pour les agents travaillant à leur domicile. Et sur la prise en charge des forfaits internet des salariés.

J’ai voté la délibération n° 21 relative à « l’avis sur le déploiement de la zone à faibles émissions « . Comme l’a signalé à maintes reprises Airparif dans ses rapports de surveillance et d’information, la qualité de l’air est un enjeu majeur de santé publique.
Un taux élevé de particules fines et ultrafines dans l’air est un facteur de risque sanitaires de maladies cardio-vasculaires, d’affections pulmonaires, cancer du poumon. Il a un effet direct sur la diminution de l’espérance de vie. Il est donc nécessaire de réduire progressivement le parc automobile vieillissant qui est plus polluant et le plus émetteur de particules fines. Mais, ceci génère on le comprend beaucoup d’inquiétudes car les enjeux financiers peuvent être conséquents pour les foyers concernés. Il nous a été confirmé que diverses dispositions sont prévues dans ce cadre pour accompagner financièrement nos concitoyens vers cette transformation du parc automobile.

En question diverse, j’ai voulu revenir sur un point d’actualité. « Il y a quelques semaines une forte explosion due au gaz a eu lieu rue de Trévise à Paris, ce qui a provoqué beaucoup d’émotion et certaines inquiétudes par rapport à l’état des conduites de gaz dans Paris et sa proche banlieue. Dans ce contexte pouvez-vous faire un point sur l’état du réseau gazier sur notre ville, sur son entretien, sur le renouvellement des conduites et les contrôles effectués ». Suite à cette question l’adjoint en charge de ce dossier s’est voulu rassurant sur le bon état de ces installations sur notre ville.

Ce conseil municipal a confirmé les tensions au sein de la majorité (qui durent depuis juillet 2017). Au fur et à mesure du conseil, les désaccords ont laissé la place à des attaques personnelles. Les isséens apprécieront le moment venu.

Projet « Coeur de ville » : Les nombreux problèmes de pollution doivent être traités en priorité

Il y a quelques jours j’ai déposé une contribution à l’enquête publique sur le projet « cœur de ville ».
Voici les points sur lesquels j’ai voulu insister : « Les isséens sont appelés à s’exprimer dans le cadre d’une enquête publique unique sur : une demande d’autorisation environnementale (loi sur l’eau et ICPE), une demande de permis de recherche d’un gîte géothermique à basse température, une demande d’ouverture de travaux de forage et une demande de permis de construire en vue de la réalisation du projet Issy Cœur de Ville sur le territoire de la commune d’Issy-les-Moulineaux.
Le projet cœur de ville est majeur pour structurer Issy-les-Moulineaux et son centre-ville dans les années à venir. Aujourd’hui ce projet comprend 40000 m² de logements, 40000 m² de bureaux, 17000 m² de commerces dont des salles de cinéma, 6000 m² d’équipements publics (dont une crèche et une école) soit au global plus de 105000 m² de surface.
Dans ce dossier mon attention est particulièrement attirée par les incidences en matière de pollutions : qu’il s’agisse de la pollution résiduelle du terrain ou de la pollution de l’air. Dans le mémoire en réponse à l’avis de l’autorité environnementale, je constate qu’à plusieurs reprises la MRAe souligne les différentes formes de pollutions présentes dans le terrain et l’intensité de ces pollutions des sols. D’autre part, la nature du projet (logements/bureaux/commerce) va générer une augmentation du trafic routier et va engendrer de nouvelles difficultés de circulation et ainsi faire progresser le niveau de pollution de l’air (qui est déjà très élevé sur cette partie de la ville). Sur tous les points liés à la pollution, les réponses apportées aux questions formulées par la mission Régionale d’Autorité environnementale ne me paraissent ni suffisantes, ni convaincantes et doivent revues et complétées. Ainsi des solutions doivent être impérativement trouvées aux différents problèmes de pollutions relevées par la MRAe. En 2018, il n’est pas envisageable que des logements, une école une crèche … soient construits à Issy-les-Moulineaux sur des terrains avec de tels niveaux pollutions, cela représenterait trop de risques pour la santé de nos concitoyens.
En plus du sujet de la pollution qui doit être traité en priorité, j’estime qu’en l’état le projet doit être réétudié pour mieux tenir compte des préoccupations et des attentes des riverains (perte d’ensoleillement, attentes en matière de circulation douce et de lien entre les quartiers Mairie d’Issy et Corentin Celton, déplacements des personnes à mobilité réduite ….).

Issy, focus sur le Conseil municipal de Juillet 2018

Durant le Conseil municipal du 5 Juillet 2018, j’ai souhaité intervenir à propos de certaines délibérations, voici quelques-uns des dossiers qui ont retenus mon attention.

Tout d’abord j’ai voté contre la délibération n°10 [Urbanisme – enquête publique sur les incidences environnementales du projet Cœur de ville] et je suis intervenue pour motiver ce vote. J’ai précisé : « je rappelle que cette délibération n’a pas été présentée en Commission, compte tenu de la nature du projet et des enjeux pour la ville, c’est regrettable de n’avoir pu échanger sur le fond en commission. D’autre part, cette délibération me gêne car elle est structurée autour de deux points très différents : d’un côté les demandes du Préfet liées aux impacts environnementaux du projet et de l’autre la validation du projet cœur de ville : donc pour cette délibération n°10 à quelle question doit-on répondre ? Pour ce qui concerne directement le projet « Issy cœur de ville », il est clairement lié à de nombreux enjeux environnementaux c’est d’ailleurs ce qu’a rappelé la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) à diverses reprises dans ses recommandations. Pour ma part j’ai principalement retenus les remarques de la MRAe liées aux pollutions du site à la fois les pollutions du terrain, mais aussi les pollutions atmosphériques (par exemple la présence d’Hydrocarbures et de solvants dans les sous-sols ou les composés volatils susceptibles de contaminer l’air intérieur des bâtiments)».

Le projet cœur de ville est principalement structuré autour de la construction de logements, d’une crèche, d’une école : l’ensemble des pollutions relevées doivent donc être traitées sérieusement. Les réponses apportées par la ville à la MRAE à propos de la pollution ne me paraissent ni convaincantes, ni rassurantes. C’est pourquoi j’ai voté contre cette délibération. L’adjoint en charge de ce dossier étant absent le Maire m’a répondu qu’une réponse me serait transmise par écrit. A suivre. 

J’ai ensuite voté pour la réévaluation du taux de rémunération des médecins et sages-femmes du Centre municipal de Santé, car j’estime que cela peut faciliter un meilleur accès aux soins pour nos concitoyens. J’ai aussi demandé globalement combien de professionnels de santé exerçaient par an au centre municipal de santé et combien d’heures de vacation étaient effectuées. Ces informations devraient être transmises prochainement par l’adjoint en charge du dossier.

J’ai enfin posé une question d’actualité à propos d’Autolib : « Le 21 juin dernier, les élus du syndicat mixte Autolib’ Métropole ont mis fin au contrat qui les liait au groupe Bolloré dans l’exploitation du service. Vous avez expliqué récemment sur le site de la ville les dispositions proposées aux usagés suite à l’arrêt du service. Mais les incidences financières peuvent être conséquentes y compris pour Issy-les-Moulineaux. Vous indiquez aussi dans ce même article : je cite « le contrat signé avec le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’, dont la quasi-totalité des collectivités membres – les 8 communes de Grand Paris Seine Ouest compris – n’ont jamais eu connaissance« .  Compte tenu de l’importance du nombre de stations d’Autolib sur Issy (20 stations, soit 1/3 du total du territoire de GPSO) comment expliquer que la ville n’ai pas été informée de toutes les dispositions du contrat et en particulier des clauses de résiliation qui sont un élément essentiel d’un contrat ? ».

L’adjoint en charge du dossier visiblement gêné par le sujet a refusé de me répondre et m’a dit de m’adresser à GPSO … Je pense que ce n’est qu’un début les collectivités vont toutes essayer de se dédouaner. A suivre !

 

Meilleurs voeux 2018 !

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une bonne et heureuse année 2018 !

Si nous revenons en quelques lignes sur l’année qui vient de s’écouler, c’est le projet de fusion entre notre commune d’Issy-les-Moulineaux et Boulogne-Billancourt qui a été au centre des débats municipaux : il parait aujourd’hui écarté. Dès son origine, cette tentative de fusion semblait vouée à l’échec. Tout d’abord parce qu’elle était imposée aux citoyens et que les systèmes de gestion des deux villes n’étaient pas conciliables : services publics (délégations de services publics/gestion directe), sécurité (police municipale), taux de logement social, tissu associatif …

A présent en cette période de rigueur budgétaire, j’aimerais que le maire d’Issy-les-Moulineaux soit transparent et dresse un bilan financier précis de cette opération inutile. Les isséens ont le droit de savoir ce que cela leur a couté principalement : les différentes missions de communication, les réunions thématiques et le temps consacré par les services administratifs de la ville.

Pour ma part en 2018, vous le savez je poursuivrai mon action pour qu’à Issy-les-Moulineaux le citoyen soit réellement mis au centre des projets et associé davantage aux grands chantiers en cours qui vont restructurer notre ville, notamment ceux de la Zac Léon Blum et de la Zac Cœur de ville.

Au plaisir de vous rencontrer et d’échanger avec vous sur Issy-les-Moulineaux, je vous renouvelle tous mes vœux pour 2018 et pour la réussite de tout ce que vous souhaitez entreprendre !

Issy, la majorité municipale sous tensions

Le mercredi 29 novembre 17 s’est déroulé un conseil municipal extraordinaire. A l’ordre du jour principalement des délibérations liées à l’urbanisme et aux transferts de compétences à la Métropole du Grand Paris.

Au sein de la majorité municipale, force a été de constater que les tensions nées suite à l’élection législative de juin et au retrait de délégation à cinq adjoints en juillet (Paul Subrini, Isabelle Estrade-François, Martine Vessière, Jean-Marc Szmaragd  et Christophe Provot) ne sont pas apaisées.

C’est à présent un groupe de 15 conseillers municipaux qui marquent de plus en plus leurs divergences avec le Maire sur bon nombre de dossiers et dans une démarche qui s’inscrit clairement sur un positionnement d’une droite très conservatrice.

Ainsi durant la séance du conseil municipal on a pu assister médusé aux interventions de Christophe Provost ou Jean-Marc Szmaragd par exemple qui sans complexe s’opposent dorénavant à des dossiers qu’ils ont soutenu pendant des années …

​Pour ma part, je suis restée bien entendu sur mes positions et fidèle aux engagements pris lors de la campagne municipale de 2014.
Je me suis abstenue sur les cinq délibérations relatives aux modifications des concession d’aménagements des ZAC de la ville car les explications apportées me semblaient insuffisamment argumentées et étaient ainsi peu convaincantes.

​Le prochain conseil municipal se déroulera le 14 décembre prochain. Il y aura notamment à l’ordre du jour le débat d’orientation budgétaire. Est que la majorité se recomposera sur les axes budgétaires ?  Rien n’est moins sûr. A suivre…

Issy, retour sur le conseil municipal du 12 octobre 2017

A propos des délibérations qui nous ont été présentées, je suis notamment intervenue sur le financement du TUVIM pour 2018. Je voulais savoir si la gratuité actuelle serait maintenue. Le Maire n’a pas apprécié ma question, comme si les isséens n’avaient pas besoin d’obtenir des précisions sur ce point ! L‘adjointe aux finances a fini par indiquer que la gratuité pour les usagers serait maintenue en 2018 : je suivrai particulièrement ce dossier dans les semaines à venir.

Vente du chalet de Vaupereux : Je me suis opposée à la vente à perte de ce chalet. En effet, la majorité a choisi de conclure une vente 400 000 € au dessous des estimations des Domaines (établies à 1 500 000€). J’ai jugé qu’il s’agissait de très mauvaises conditions financières pour la ville : d’ailleurs l’adjointe en charge du dossier a eu du mal à l’expliquer. Force est de constater que pendant de nombreuses années la ville a cessé d’entretenir ce bien, qui s’est dégradé. Pourtant il aurait été possible de conserver cette propriété, chère à de nombreux isséens grands et petits, Il aurait fallu concevoir un vrai projet de développement, autour de ce chalet et du parc mais il n’y a pas eu cette volonté politique et in fine ce patrimoine de notre commune a été bradé et je le déplore.

Enfin dans le moment réservé aux questions diverses, j’ai interrogé la majorité sur ses projets pour valoriser l’économie circulaire sur notre territoire. Si des initiatives ont commencé à être mises en place, il reste encore à faire. Sur Issy-les-Moulineaux, je continuerai à être attentive à ce dossier, dont l’objectif est de réduire les consommations de ressources (eau, énergie …) et également la production de déchets sur la ville.

 

 

Halles Eiffel, les travaux ont malheureusement commencé

 

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Dès lundi, les isséens ont pu le constater,  les travaux d’aménagement de la ZAC du pont d’Issy ont connu un tournant particulier.

En effet à présent les deux halles Eiffel sont malheureusement impactées par ces travaux.

Plus précisément la « petite halle » non classée a finalement été détruite. Si on l’en croit les engagements de la ville,la « grande halle » classée ne sera pas détruite, mais devrait être largement modifiée.

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J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises sur ce dossier, je ne comprends pas pourquoi il n’a pas été envisagé de préserver ces deux halles qui constituaient un ensemble harmonieux, d’autant que les isséens ont toujours été  attachés aux Halles Eiffel présentes sur notre commune.

Malheureusement dans le projet d’aménagement de la Zac du Pont d’Issy, ce n’est que la grande halle qui sera maintenue mais en revanche elle sera déplacée. Et il faut rappeler que la structure que l’on connaissait sera largement dénaturée, puisque la toiture de tuiles sera remplacée par une sur-toiture vitrée.

Je regrette une nouvelle fois que les halles Eiffel n’aient pas été laissées en l’état, que l’intégralité de cet édifice n’ait pas été respectée puisqu’il faisait partie des bâtiments et architectures à protéger sur Issy-les-Moulineaux.


Issy, pour une vraie mobilité à vélo

Depuis de nombreuses années, je souligne régulièrement l’absence sur Issy  de véritables  voies de circulation réservée aux cyclistes. Des voies qui seraient séparées physiquement de la chaussée et qui constitueraient un réel réseau de déplacement, permettant une continuité de circulation.

Pour les trajets urbains courts, les isséens qui veulent privilégier l’usage du vélo dans la ville doivent continuer à se déplacer et slalomer sur des « bouts » de pistes cyclables : il n’y a pas d’autres mots pour appeler cela. Nous en avons une nouvelle traduction depuis quelques semaines sur l’ile Saint Germain.

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La majorité municipale ne peut-elle s’inspirer des expériences réussies qui sont nombreuses en France et à l’étranger

Quand les isséens pourront-ils disposer de conditions de déplacement correctes pour les utilisateurs quotidiens de la petite reine, ceci en toute sécurité? Il faut que sur Issy le vélo rime enfin avec déplacements de transit : les cyclistes doivent être enfin respectés !

 

 

Issy, la réalité des données budgétaires

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C’est un 2011 sous la Présidence de Nicolas Sarkozy que l’Etat a initié le début de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales . Alors quand en 2016, la majorité municipale d’Issy-les-Moulineaux communique sur la continuité du désengagement de l’Etat envers les collectivités locales dans des termes polémiques, je juge cette démarche clairement indigne !

Ainsi notre groupe ‘Issy c’est possible’ a publié l’article ci-dessous dans la tribune municipale afin de rappeler le contexte de la fusion et la réalité des données budgétaires isséennes :

« Voici que fleurit un bilan financier dramatisant la situation de notre ville. Depuis des années, le maire vous dit que tout va bien, qu’il a la meilleure gestion, la plus dynamique… Et là, patatras, nous serions « volés » et donc obligés de fusionner avec Boulogne pour réaliser des économies de fonctionnement.

Passons le fait que notre dette, suite la fusion avec Boulogne passerait de 800 000 € à plus de 300 millions € budget principal et annexes de Boulogne intégrés à celui de la commune nouvelle. De 12 à 1  800  €/habitant. Gestion parfaite, mais vous payez en prime la dette des voisins.

Quant à l’argument mis en avant selon lequel le gouvernement socialiste vole la ville d’Issy, rappelons ces quelques évidences. L’État verse aux communes des dotations qui ne poussent pas dans les arbres, mais sont bien le fruit d’impôts et taxes prélevés par l’État sur les ménages et les entreprises … ou de dettes alourdies par les différents gouvernements. Bien curieuse conception de la Nation que celle qui consiste à baisser les impôts locaux au plus bas et quémander les dotations les plus hautes de l’État tout en accusant l’État d’augmenter les prélèvements obligatoires.

Dans le cadre de l’attribution des dotations, l’État réalise de la péréquation entre collectivités de même taille et entre types de collectivités. Certaines, dont la nôtre, très riches, se voient donc contribuer à l’effort national pour aider les plus pauvres (celles qui abritent par exemple ces employés invisibles qui viennent nettoyer les bureaux d’Issy ou qui logent les nounous gardant nos enfants).

À crier sur tous les toits que la gestion d’Issy était si bonne que nous réalisions des «  bénéfices  »… notre excédent budgétaire de plus de 70 millions € a fait réfléchir quelques hauts fonctionnaires : à quoi sert-il que l’État verse des dotations à une commune dont les excédents sont tels qu’elle finit par perdre de l’argent du fait de l’inflation, même très faible. Dans un an, ces 70 millions € vaudront 69,3 millions actuels.

Tout le projet de fusion est justifié par ce seul appétit de l’argent. Mais, puisque tout est de la faute de ce gouvernement socialiste qu’ils aspirent à chasser en mai 2017, pourquoi saborder notre commune pour un malaise conjoncturel qui passerait dans 6 mois ?

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhès, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE- Front Démocrate) : conseillers municipaux de la liste Issy c’est possible! »

Fusion Issy/Boulogne : Où en sommes-nous ?

issy_boulDurant le Conseil municipal du 29 septembre 16, notre groupe « Issy c’est possible » a posé un certain nombre de questions concernant la fusion Issy/Boulogne. Peu d’informations concrètes nous ont été apportées par la majorité, si ce n’est pour indiquer que des réunions publiques seraient mises en place dans les semaines à venir. Rien n’a été confirmé concernant la mise en place de groupe de travail sur la future fusion. Dans le point d’appui d’Octobre un encart publicitaire est inséré qui n’apporte là non plus aucune information concrète.

Vous trouverez ci-joint le contenu de l’article que notre groupe a publié dans le Point d’Appui du mois d’octobre dans le cadre de l’expression publique de l’opposition :

« Le 9 juillet dernier, les conseils municipaux d’Issy et de Boulogne ont engagé un processus de fusion des deux communes à la fin de l’année 2016. Les maires s’étaient engagés à associer tous les élus au processus, à créer des groupes de travail et à faire la transparence notamment sur les incidences financières de cette fusion.

Depuis le 9 juillet dernier, c’est le silence le plus total. Ni à Boulogne, ni à Issy, à la date de l’envoi de cet article, nous n’avons été contactés pour engager un quelconque travail de concertation. Pourtant, cet été, chacune des villes a passé un marché (200.000 €pour Issy et 300.000 € pour Boulogne) pour définir la communication autour du projet et son accompagnement. Autant dire qu’il ne s’agit pas de vous écouter, mais de trouver les arguments pour vous convaincre du bienfondé de la fusion. Comment, en moins de deux mois, pourrons-nous mener à bien une concertation large et objective, pour vérifier si oui ou non ce projet a du sens. Pour que la fusion soit viable, il faut que l’État gèle la Dotation globale de Fonctionnement (DGF) de la commune nouvelle. La somme des DGF actuelles d’Issy et de Boulogne serait supérieure à celle de la commune nouvelle. Croire qu’en période où beaucoup de communes se serrent la ceinture le Parlement pourrait avoir la générosité de faire un cadeau fiscal à deux communes très riches (rappelons que le compte administratif d’Issy est excédentaire de +70 millions €) relève de la gageure. Nos maires ne peuvent pas dire d’un côté que « l’État leur fait les poches  » et de l’autre que l’État doit leur faire des cadeaux au détriment d’autres communes! Nous posons, depuis le printemps, la question de la sécurité publique. Boulogne a une police municipale qu’elle s’apprête à armer. Issy n’en a pas, ce qui fait consensus avec le Maire. Et demain? Combien d’effectifs de police nationale dans la ville fusionnée? Etendrons-nous la police municipale de Boulogne à Issy ou la supprimerons-nous? Dans le 1er cas, on crée des dépenses nouvelles qui battent en brèche l’objectif d’économies, dans les 2 cas, on floue le choix opéré par les électeurs lors des élections municipales. Pourquoi alors refuser le référendum local? De même, vous nous avez largement fait part de votre inquiétude concernant la dette de Boulogne et de ses budgets annexes. Aucune garantie n’est apportée aujourd’hui sur le fait que les isséens, après avoir assaini leur gestion ne devront pas payer la dette de leurs voisins. Quand le flou domine à ce point dans un projet, quand son sens se dilue à mesure que l’on avance, il est sage d’y mettre fin et de ne pas s’entêter. Les intérêts politiques ne doivent pas supplanter l’intérêt général, pas plus que l’effet de mode aussi fugace qu’attrayant.

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE-Front Démocrate) ».