Contribution à l’enquête publique sur le projet de révision du plan de protection de l’atmosphère de la région d’Île-de-France

Texte de la contribution déposée : « Je contribue à cette enquête publique sur le Plan de Protection de l’Atmosphère, en tant que Conseillère municipale d’Issy-les-Moulineaux et francilienne.

Tout d’abord, j’observe que peu d’informations ont été publiées sur cette enquête publique pour inciter nos concitoyens à y participer et je le regrette fortement. Pourtant, le sujet de la qualité de l’air en Ile-de-France est un sujet primordial, les incidences de la pollution atmosphérique en matière de santé publique continuent à être notables : il faut donc mieux informer les différents acteurs pour prévenir plus efficacement toutes les formes de risques potentiels.

A la lecture de ce plan triennal 2017-2020, j’ai l’impression qu’il ne prend pas suffisamment en compte l’état actuel de la situation, les enjeux à venir et ne prévoient pas toutes les mesures nécessaires à une meilleure prévention.

Par exemple, je ne comprends pas que les collectivités locales ne fassent pas preuve d’exemplarité. Pourquoi peuvent-elles encore s’opposer au bon déroulement des études réalisées par AIrparif en Ile-de-France ? C’est le cas de la ville d’Issy-les-Moulineaux qui a souhaité et obtenu le retrait de la sonde installée sur son territoire. C’est aussi le cas de l’Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest et du Département des Hauts-de-Seine qui ont supprimé leurs subventions à cet organisme.

Les activités d’AIRPARIF constituent un pivot majeur de la mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France. Il convient absolument de faciliter l’ensemble des études réalisées par cette association indépendante chargée pour le compte de l’État et des pouvoirs publics, de la mise en œuvre des moyens de surveillance. Il est nécessaire de lui permettre d’exercer ses activités dans les meilleures conditions et de lui en donner les moyens.

Dans l’ensemble je souhaite que soit inclus dans ce plan 2017-2020 les principes de la mise en place d’une meilleure communication en direction des citoyens, des entreprises et des acteurs publics, pour informer sur les impacts des nuisances atmosphériques et ainsi mettre en place une démarche de prévention plus efficace. »

Issy, retour sur le conseil municipal du 12 octobre 2017

A propos des délibérations qui nous ont été présentées, je suis notamment intervenue sur le financement du TUVIM pour 2018. Je voulais savoir si la gratuité actuelle serait maintenue. Le Maire n’a pas apprécié ma question, comme si les isséens n’avaient pas besoin d’obtenir des précisions sur ce point ! L‘adjointe aux finances a fini par indiquer que la gratuité pour les usagers serait maintenue en 2018 : je suivrai particulièrement ce dossier dans les semaines à venir.

Vente du chalet de Vaupereux : Je me suis opposée à la vente à perte de ce chalet. En effet, la majorité a choisi de conclure une vente 400 000 € au dessous des estimations des Domaines (établies à 1 500 000€). J’ai jugé qu’il s’agissait de très mauvaises conditions financières pour la ville : d’ailleurs l’adjointe en charge du dossier a eu du mal à l’expliquer. Force est de constater que pendant de nombreuses années la ville a cessé d’entretenir ce bien, qui s’est dégradé. Pourtant il aurait été possible de conserver cette propriété, chère à de nombreux isséens grands et petits, Il aurait fallu concevoir un vrai projet de développement, autour de ce chalet et du parc mais il n’y a pas eu cette volonté politique et in fine ce patrimoine de notre commune a été bradé et je le déplore.

Enfin dans le moment réservé aux questions diverses, j’ai interrogé la majorité sur ses projets pour valoriser l’économie circulaire sur notre territoire. Si des initiatives ont commencé à être mises en place, il reste encore à faire. Sur Issy-les-Moulineaux, je continuerai à être attentive à ce dossier, dont l’objectif est de réduire les consommations de ressources (eau, énergie …) et également la production de déchets sur la ville.

 

 

Issy, je n’ai pas voté l’augmentation de plus 20% des taxes ménages

Taxe d'habitation la loupeLors du Conseil Municipal du 2 Février dernier, la majorité a présenté une délibération intégrant une augmentation des taxes ménages de plus 20%. Je n’ai pas voté cette augmentation, que j’estime trop élevée et je considère qu’à court terme, d’autres leviers étaient envisageables.

En effet pour avoir une vision globale du contexte, il faut rappeler qu’un impôt est constitué d’un taux mais aussi une base et les deux engendrent bien entendu un produit. Et sur Issy l’assiette (la base) de ces taxes est loin d’être figée, car elle est liée directement à la densification. Ainsi dans les années à venir l’assiette des taxes ménages vont continuer à progresser notamment avec le projet « cœur de ville ».

Concrètement cette hausse des taux de +2,5 points de la taxe d’habitation et de la taxe du foncier bâti va entrainer une augmentation mécanique des produits de ces deux impôts de +23% : c’est cette progression que vont devoir supporter les foyers isséens. Concrètement en valeur, c’est 9,6 M€ d’impôts qui seront collectés en plus auprès des ménages isséens. Cette somme était-elle nécessaire pour boucler le budget 2017 ? Ce n’est pas le cas !

Je déplore que tous les ans dans les budgets primitifs, la majorité municipale majore systématiquement les dépenses et minore les recettes. Or je rappelle que comme toute commune française, la ville d’Issy-les-Moulineaux a une obligation de sincérité dans la présentation de son  budget.

J’attendais de la majorité qu’elle s’engage dans une démarche de rigueur budgétaire et  qu’elle présente les volumes réels de recettes et de dépenses effectivement prévisibles, cela aurait démontré que pour 2017 une augmentation des taxes ménages d’un tel niveau n’était pas nécessaire.

Issy, pour une vraie mobilité à vélo

Depuis de nombreuses années, je souligne régulièrement l’absence sur Issy  de véritables  voies de circulation réservée aux cyclistes. Des voies qui seraient séparées physiquement de la chaussée et qui constitueraient un réel réseau de déplacement, permettant une continuité de circulation.

Pour les trajets urbains courts, les isséens qui veulent privilégier l’usage du vélo dans la ville doivent continuer à se déplacer et slalomer sur des « bouts » de pistes cyclables : il n’y a pas d’autres mots pour appeler cela. Nous en avons une nouvelle traduction depuis quelques semaines sur l’ile Saint Germain.

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La majorité municipale ne peut-elle s’inspirer des expériences réussies qui sont nombreuses en France et à l’étranger

Quand les isséens pourront-ils disposer de conditions de déplacement correctes pour les utilisateurs quotidiens de la petite reine, ceci en toute sécurité? Il faut que sur Issy le vélo rime enfin avec déplacements de transit : les cyclistes doivent être enfin respectés !

 

 

Issy, la réalité des données budgétaires

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C’est un 2011 sous la Présidence de Nicolas Sarkozy que l’Etat a initié le début de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales . Alors quand en 2016, la majorité municipale d’Issy-les-Moulineaux communique sur la continuité du désengagement de l’Etat envers les collectivités locales dans des termes polémiques, je juge cette démarche clairement indigne !

Ainsi notre groupe ‘Issy c’est possible’ a publié l’article ci-dessous dans la tribune municipale afin de rappeler le contexte de la fusion et la réalité des données budgétaires isséennes :

« Voici que fleurit un bilan financier dramatisant la situation de notre ville. Depuis des années, le maire vous dit que tout va bien, qu’il a la meilleure gestion, la plus dynamique… Et là, patatras, nous serions « volés » et donc obligés de fusionner avec Boulogne pour réaliser des économies de fonctionnement.

Passons le fait que notre dette, suite la fusion avec Boulogne passerait de 800 000 € à plus de 300 millions € budget principal et annexes de Boulogne intégrés à celui de la commune nouvelle. De 12 à 1  800  €/habitant. Gestion parfaite, mais vous payez en prime la dette des voisins.

Quant à l’argument mis en avant selon lequel le gouvernement socialiste vole la ville d’Issy, rappelons ces quelques évidences. L’État verse aux communes des dotations qui ne poussent pas dans les arbres, mais sont bien le fruit d’impôts et taxes prélevés par l’État sur les ménages et les entreprises … ou de dettes alourdies par les différents gouvernements. Bien curieuse conception de la Nation que celle qui consiste à baisser les impôts locaux au plus bas et quémander les dotations les plus hautes de l’État tout en accusant l’État d’augmenter les prélèvements obligatoires.

Dans le cadre de l’attribution des dotations, l’État réalise de la péréquation entre collectivités de même taille et entre types de collectivités. Certaines, dont la nôtre, très riches, se voient donc contribuer à l’effort national pour aider les plus pauvres (celles qui abritent par exemple ces employés invisibles qui viennent nettoyer les bureaux d’Issy ou qui logent les nounous gardant nos enfants).

À crier sur tous les toits que la gestion d’Issy était si bonne que nous réalisions des «  bénéfices  »… notre excédent budgétaire de plus de 70 millions € a fait réfléchir quelques hauts fonctionnaires : à quoi sert-il que l’État verse des dotations à une commune dont les excédents sont tels qu’elle finit par perdre de l’argent du fait de l’inflation, même très faible. Dans un an, ces 70 millions € vaudront 69,3 millions actuels.

Tout le projet de fusion est justifié par ce seul appétit de l’argent. Mais, puisque tout est de la faute de ce gouvernement socialiste qu’ils aspirent à chasser en mai 2017, pourquoi saborder notre commune pour un malaise conjoncturel qui passerait dans 6 mois ?

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhès, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE- Front Démocrate) : conseillers municipaux de la liste Issy c’est possible! »

Fusion Issy/Boulogne : Où en sommes-nous ?

issy_boulDurant le Conseil municipal du 29 septembre 16, notre groupe « Issy c’est possible » a posé un certain nombre de questions concernant la fusion Issy/Boulogne. Peu d’informations concrètes nous ont été apportées par la majorité, si ce n’est pour indiquer que des réunions publiques seraient mises en place dans les semaines à venir. Rien n’a été confirmé concernant la mise en place de groupe de travail sur la future fusion. Dans le point d’appui d’Octobre un encart publicitaire est inséré qui n’apporte là non plus aucune information concrète.

Vous trouverez ci-joint le contenu de l’article que notre groupe a publié dans le Point d’Appui du mois d’octobre dans le cadre de l’expression publique de l’opposition :

« Le 9 juillet dernier, les conseils municipaux d’Issy et de Boulogne ont engagé un processus de fusion des deux communes à la fin de l’année 2016. Les maires s’étaient engagés à associer tous les élus au processus, à créer des groupes de travail et à faire la transparence notamment sur les incidences financières de cette fusion.

Depuis le 9 juillet dernier, c’est le silence le plus total. Ni à Boulogne, ni à Issy, à la date de l’envoi de cet article, nous n’avons été contactés pour engager un quelconque travail de concertation. Pourtant, cet été, chacune des villes a passé un marché (200.000 €pour Issy et 300.000 € pour Boulogne) pour définir la communication autour du projet et son accompagnement. Autant dire qu’il ne s’agit pas de vous écouter, mais de trouver les arguments pour vous convaincre du bienfondé de la fusion. Comment, en moins de deux mois, pourrons-nous mener à bien une concertation large et objective, pour vérifier si oui ou non ce projet a du sens. Pour que la fusion soit viable, il faut que l’État gèle la Dotation globale de Fonctionnement (DGF) de la commune nouvelle. La somme des DGF actuelles d’Issy et de Boulogne serait supérieure à celle de la commune nouvelle. Croire qu’en période où beaucoup de communes se serrent la ceinture le Parlement pourrait avoir la générosité de faire un cadeau fiscal à deux communes très riches (rappelons que le compte administratif d’Issy est excédentaire de +70 millions €) relève de la gageure. Nos maires ne peuvent pas dire d’un côté que « l’État leur fait les poches  » et de l’autre que l’État doit leur faire des cadeaux au détriment d’autres communes! Nous posons, depuis le printemps, la question de la sécurité publique. Boulogne a une police municipale qu’elle s’apprête à armer. Issy n’en a pas, ce qui fait consensus avec le Maire. Et demain? Combien d’effectifs de police nationale dans la ville fusionnée? Etendrons-nous la police municipale de Boulogne à Issy ou la supprimerons-nous? Dans le 1er cas, on crée des dépenses nouvelles qui battent en brèche l’objectif d’économies, dans les 2 cas, on floue le choix opéré par les électeurs lors des élections municipales. Pourquoi alors refuser le référendum local? De même, vous nous avez largement fait part de votre inquiétude concernant la dette de Boulogne et de ses budgets annexes. Aucune garantie n’est apportée aujourd’hui sur le fait que les isséens, après avoir assaini leur gestion ne devront pas payer la dette de leurs voisins. Quand le flou domine à ce point dans un projet, quand son sens se dilue à mesure que l’on avance, il est sage d’y mettre fin et de ne pas s’entêter. Les intérêts politiques ne doivent pas supplanter l’intérêt général, pas plus que l’effet de mode aussi fugace qu’attrayant.

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE-Front Démocrate) ».

Une rentrée 2016 coûteuse pour les isséens …

Rentre scolaireA Issy-les-Moulineaux, la majorité municipale a choisi d’inscrire cette rentrée sous le signe des augmentations des tarifs des services municipaux liés à l’éducation : la restauration scolaire, la garderie et les activités périscolaires.

Notre groupe « Issy c’est possible » dans une démarche constructive a proposé un amendement pour maintenir les tarifs actuels.  L’article que notre groupe a publié dans le Point d’Appui de septembre revient plus précisément sur ces éléments :

« Avec le mois de Septembre, les isséens retrouvent le chemin du travail, des activités associatives, de l’école pour les plus jeunes… À Issy, cette rentrée est placée de nouveau sous le signe de l’augmentation des tarifs des services publics. Après le vote de la majorité municipale, les isséens verront s’alourdir leur budget pour les services municipaux, notamment liés à l’éducation et à la culture. Qu’il s’agisse de la restauration scolaire (jusqu’à +6 %), de la garderie (jusqu’à +53 %) ou des activités périscolaires (jusqu’à +2.8  %), les augmentations de tarif touchent tous ces services.

Non seulement, nous n’avons pas cautionné ces augmentations, mais nous avons proposé un amendement pour maintenir les tarifs actuels. Pourquoi cette position ? L’OCDE prévoit une inflation inférieure à 1 % en 2016 et en 2017 soit une augmentation bien en-dessous de celle que devront subir les isséens.

S’agissant de la restauration scolaire, suite un appel d’offre, le marché a été de nouveau octroyé au même prestataire. Particularité de ce nouveau contrat  : le prix d’achat du repas est inférieur au précédent marché. Il n’y a donc aucune raison d’augmenter le coût payé par les parents.

Enfin, l’éducation des plus jeunes et la culture qui concourent pleinement au vivre-ensemble et au développement de l’individu doivent rester une priorité.

Qu’en serait-il de ces tarifs si Issy et Boulogne fusionnaient  ? Cette question est légitime depuis le conseil municipal extraordinaire du 9 juillet, lors duquel le processus d’étude (première pierre du projet de fusion) a été lancé par la majorité municipale. Conformes à nos engagements, nous avons proposé une association plus large des citoyens à travers une consultation dans la durée et un référendum. Nous maintenons que la population doit avoir l’occasion de s’exprimer et de faire valoir son choix.

Nous vous souhaitons une excellente rentrée 2016 et une pleine réussite dans vos projets. Retrouvez nous lors de notre permanence, le dernier samedi de chaque mois (de 10h00 à 11h30) au 19 rue d’Estienne d’Orves.

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS), Fabienne Gambiez (UDE – Front Démocrate) ».

Issy, comment réussir la réhabilitation du quartier Léon Blum ?

TRACT LEON BLUMLe quartier Léon Blum situé entre la rue Aristide Briand, l’avenue de Verdun et la gare RER Issy va être réaménagé, avant l’arrivée de la ligne 15 du Métro Grand Paris Express.

Voici le tract qui est distribué par l’UDE-Front démocrate et le PS pour présenter notre position sur ce dossier.

Sur ce projet Léon Blum, venez échanger avec vos élus du groupe « Issy c’est possible » lors de notre permanence du 30 avril prochain de 10h à 11h30, au 26 rue d’Estienne d’Orves

Issy, délocalisation de la filière pro …

500_4383_vignette_ISSY_01J’ai souhaité que la filière Bac Pro SEN (Systèmes Electroniques Numériques) reste à Issy-les-Moulineaux au sein du lycée Ionesco.

J’ai soutenu les enseignants, les élèves et les professeurs pour que cette filière professionnelle soit maintenue au sein d’un lycée polyvalent à Issy, au sein d’un bassin d’emplois tourné vers le numérique. Malheureusement la  décision de délocalisation est tombée il y a quelques jours, j’en prends donc acte.

Dans ce contexte, d’ici la rentrée 2016, c’est l’intérêt des élèves qui continue à me préoccuper. C’est la raison pour laquelle je me suis rendue à la journée porte ouverte du lycée des métiers « côtes de Villebon-Meudon »  : lycée où la filière SEN va être délocalisée. Je souhaitais me rendre compte sur place, des conditions d’accueil qui allaient être proposées.

Je tiens tout d’abord à remercier le proviseur et les enseignants, pour l’accueil qu’ils ont réservés, lors de cette journée portes ouvertes pour permettre à chacun de s’imprégner de l’ambiance du lycée.

En l’état pour permettre aux élèves arrivant à Villebon, de commencer leurs cours dans de bonnes conditions en septembre prochain, j’estime que le Rectorat et le Conseil Régional doivent être vigilants pour que le calendrier des travaux soit respecté dans les semaines à venir, et que le déménagement du matériel puisse avoir lieu sans retard à la fin des cours en juin.

Avec la délocalisation de la filière SEN ce sont 150 lycées supplémentaires qui vont arriver en septembre. Le lycée de Villebon étant très excentré, il me semble nécessaire que la fréquence des bus desservant le lycée soit améliorée notamment celle du 291 et 389.

Enfin l’organisation d’une visite spécifique pour les lycéens organisée avant la fin des cours leur permettrait  de s’approprier au mieux leur futur établissement.

Je serai attentive à ces différents points. Dans cette affaire, je regrette surtout un traitement technocratique du dossier et une absence de communication des institutions vers les familles et les enseignants.  Une approche plus humaine prenant en compte les préoccupations des élèves, de leurs parents, des professeurs et des personnels de l’éducation aurait sans doute été beaucoup plus positive et constructive.

RD7, les isséens toujours pris entre deux feux

feu orange

Dans les Hauts-de-Seine, la RD7 est un axe majeur pour les déplacements le long de la rive gauche de la Seine. Son tronçon entre Paris, Issy et Sèvres fait l’objet d’un réaménagement, qui n’est pas encore terminé.

Sur Issy-les-Moulineaux, les déplacements le long de la RD7 sont principalement constitués d’une circulation de transit. Néanmoins, nos concitoyens doivent supporter au quotidien l’ensemble des infrastructures, qui ont été mises en place lors de ce réaménagement, et notamment les feux de circulation.

Il faut le rappeler, dès l’origine du projet de réaménagement de la RD7, les riverains et les associations de préservation de l’environnement souhaitaient la mise en place d’une 2×1,5 voies sans feu, avec rond points et terre-plein central. En effet, ceci aurait eu pour avantage d’allier une fluidité du trafic, avec une véritable circulation douce à proximité de la Seine. D’ailleurs ce type d’aménagement a déjà été mis en œuvre avec succès par exemple à Nantes, et permet aussi d’assurer aux piétons la sécurité de franchissement sur les passages protégés et la visibilité partagée avec les automobilistes. Pourtant, c’est un programme de 2×2 voies avec feux de circulation, qui a été choisi par le Conseil Départemental.

Aujourd’hui l’aménagement routier étant terminé sur Issy, nous pouvons observer le résultat. Entre le pont de Billancourt et le pont d’Issy, ce sont 13 feux non synchronisés qui ont été mis en place, sur une distance d’1,3 km. Et sur le tronçon qui est encore en travaux : entre la place de la Résistance, le carrefour de Vaugirard et Sèvres, on observe que les feux continuent à émerger…

On ne peut que s’interroger : pourquoi avoir implanté cette multitude de feux de circulations, sur un axe qui n’a jamais été considéré comme accidentogène ?  Et en l’état d’autres questions se posent : quel est le bilan carbone prévisionnel de ce nouvel aménagement ? Et quels vont être les coûts de maintenance de l’ensemble des nouveaux feux implantés dans le cadre de ce réaménagement de la RD7 ?

Globalement je déplore ce modèle d’infrastructures qui n’est qu’un schéma du passé, qui s’inscrit complètement à contre temps des tendances ergonomiques et durables actuelles. Ce programme laisse la place au « tout-voitures » plutôt qu’à la cohabitation équilibrée entre voitures et circulations douces. Et pratiquement quid de l’avenir de cet axe, alors que l’on sait que Paris a clairement indiqué depuis de nombreuses années, qu’il avait pour objectif de limiter de plus en plus la place de la voiture à l’intérieur de son enceinte.

En termes de mobilité, j’espère que la métropole du Grand Paris permettra enfin d’harmoniser les démarches et d’initier des politiques cohérentes au sein d’un même territoire.