Projet « Coeur de ville » : Les nombreux problèmes de pollution doivent être traités en priorité

Il y a quelques jours j’ai déposé une contribution à l’enquête publique sur le projet « cœur de ville ».
Voici les points sur lesquels j’ai voulu insister : « Les isséens sont appelés à s’exprimer dans le cadre d’une enquête publique unique sur : une demande d’autorisation environnementale (loi sur l’eau et ICPE), une demande de permis de recherche d’un gîte géothermique à basse température, une demande d’ouverture de travaux de forage et une demande de permis de construire en vue de la réalisation du projet Issy Cœur de Ville sur le territoire de la commune d’Issy-les-Moulineaux.
Le projet cœur de ville est majeur pour structurer Issy-les-Moulineaux et son centre-ville dans les années à venir. Aujourd’hui ce projet comprend 40000 m² de logements, 40000 m² de bureaux, 17000 m² de commerces dont des salles de cinéma, 6000 m² d’équipements publics (dont une crèche et une école) soit au global plus de 105000 m² de surface.
Dans ce dossier mon attention est particulièrement attirée par les incidences en matière de pollutions : qu’il s’agisse de la pollution résiduelle du terrain ou de la pollution de l’air. Dans le mémoire en réponse à l’avis de l’autorité environnementale, je constate qu’à plusieurs reprises la MRAe souligne les différentes formes de pollutions présentes dans le terrain et l’intensité de ces pollutions des sols. D’autre part, la nature du projet (logements/bureaux/commerce) va générer une augmentation du trafic routier et va engendrer de nouvelles difficultés de circulation et ainsi faire progresser le niveau de pollution de l’air (qui est déjà très élevé sur cette partie de la ville). Sur tous les points liés à la pollution, les réponses apportées aux questions formulées par la mission Régionale d’Autorité environnementale ne me paraissent ni suffisantes, ni convaincantes et doivent revues et complétées. Ainsi des solutions doivent être impérativement trouvées aux différents problèmes de pollutions relevées par la MRAe. En 2018, il n’est pas envisageable que des logements, une école une crèche … soient construits à Issy-les-Moulineaux sur des terrains avec de tels niveaux pollutions, cela représenterait trop de risques pour la santé de nos concitoyens.
En plus du sujet de la pollution qui doit être traité en priorité, j’estime qu’en l’état le projet doit être réétudié pour mieux tenir compte des préoccupations et des attentes des riverains (perte d’ensoleillement, attentes en matière de circulation douce et de lien entre les quartiers Mairie d’Issy et Corentin Celton, déplacements des personnes à mobilité réduite ….).

Issy, focus sur le Conseil municipal de Juillet 2018

Durant le Conseil municipal du 5 Juillet 2018, j’ai souhaité intervenir à propos de certaines délibérations, voici quelques-uns des dossiers qui ont retenus mon attention.

Tout d’abord j’ai voté contre la délibération n°10 [Urbanisme – enquête publique sur les incidences environnementales du projet Cœur de ville] et je suis intervenue pour motiver ce vote. J’ai précisé : « je rappelle que cette délibération n’a pas été présentée en Commission, compte tenu de la nature du projet et des enjeux pour la ville, c’est regrettable de n’avoir pu échanger sur le fond en commission. D’autre part, cette délibération me gêne car elle est structurée autour de deux points très différents : d’un côté les demandes du Préfet liées aux impacts environnementaux du projet et de l’autre la validation du projet cœur de ville : donc pour cette délibération n°10 à quelle question doit-on répondre ? Pour ce qui concerne directement le projet « Issy cœur de ville », il est clairement lié à de nombreux enjeux environnementaux c’est d’ailleurs ce qu’a rappelé la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) à diverses reprises dans ses recommandations. Pour ma part j’ai principalement retenus les remarques de la MRAe liées aux pollutions du site à la fois les pollutions du terrain, mais aussi les pollutions atmosphériques (par exemple la présence d’Hydrocarbures et de solvants dans les sous-sols ou les composés volatils susceptibles de contaminer l’air intérieur des bâtiments)».

Le projet cœur de ville est principalement structuré autour de la construction de logements, d’une crèche, d’une école : l’ensemble des pollutions relevées doivent donc être traitées sérieusement. Les réponses apportées par la ville à la MRAE à propos de la pollution ne me paraissent ni convaincantes, ni rassurantes. C’est pourquoi j’ai voté contre cette délibération. L’adjoint en charge de ce dossier étant absent le Maire m’a répondu qu’une réponse me serait transmise par écrit. A suivre. 

J’ai ensuite voté pour la réévaluation du taux de rémunération des médecins et sages-femmes du Centre municipal de Santé, car j’estime que cela peut faciliter un meilleur accès aux soins pour nos concitoyens. J’ai aussi demandé globalement combien de professionnels de santé exerçaient par an au centre municipal de santé et combien d’heures de vacation étaient effectuées. Ces informations devraient être transmises prochainement par l’adjoint en charge du dossier.

J’ai enfin posé une question d’actualité à propos d’Autolib : « Le 21 juin dernier, les élus du syndicat mixte Autolib’ Métropole ont mis fin au contrat qui les liait au groupe Bolloré dans l’exploitation du service. Vous avez expliqué récemment sur le site de la ville les dispositions proposées aux usagés suite à l’arrêt du service. Mais les incidences financières peuvent être conséquentes y compris pour Issy-les-Moulineaux. Vous indiquez aussi dans ce même article : je cite « le contrat signé avec le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’, dont la quasi-totalité des collectivités membres – les 8 communes de Grand Paris Seine Ouest compris – n’ont jamais eu connaissance« .  Compte tenu de l’importance du nombre de stations d’Autolib sur Issy (20 stations, soit 1/3 du total du territoire de GPSO) comment expliquer que la ville n’ai pas été informée de toutes les dispositions du contrat et en particulier des clauses de résiliation qui sont un élément essentiel d’un contrat ? ».

L’adjoint en charge du dossier visiblement gêné par le sujet a refusé de me répondre et m’a dit de m’adresser à GPSO … Je pense que ce n’est qu’un début les collectivités vont toutes essayer de se dédouaner. A suivre !

 

Contribution à l’enquête publique sur le projet de révision du plan de protection de l’atmosphère de la région d’Île-de-France

Texte de la contribution déposée : « Je contribue à cette enquête publique sur le Plan de Protection de l’Atmosphère, en tant que Conseillère municipale d’Issy-les-Moulineaux et francilienne.

Tout d’abord, j’observe que peu d’informations ont été publiées sur cette enquête publique pour inciter nos concitoyens à y participer et je le regrette fortement. Pourtant, le sujet de la qualité de l’air en Ile-de-France est un sujet primordial, les incidences de la pollution atmosphérique en matière de santé publique continuent à être notables : il faut donc mieux informer les différents acteurs pour prévenir plus efficacement toutes les formes de risques potentiels.

A la lecture de ce plan triennal 2017-2020, j’ai l’impression qu’il ne prend pas suffisamment en compte l’état actuel de la situation, les enjeux à venir et ne prévoient pas toutes les mesures nécessaires à une meilleure prévention.

Par exemple, je ne comprends pas que les collectivités locales ne fassent pas preuve d’exemplarité. Pourquoi peuvent-elles encore s’opposer au bon déroulement des études réalisées par AIrparif en Ile-de-France ? C’est le cas de la ville d’Issy-les-Moulineaux qui a souhaité et obtenu le retrait de la sonde installée sur son territoire. C’est aussi le cas de l’Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest et du Département des Hauts-de-Seine qui ont supprimé leurs subventions à cet organisme.

Les activités d’AIRPARIF constituent un pivot majeur de la mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France. Il convient absolument de faciliter l’ensemble des études réalisées par cette association indépendante chargée pour le compte de l’État et des pouvoirs publics, de la mise en œuvre des moyens de surveillance. Il est nécessaire de lui permettre d’exercer ses activités dans les meilleures conditions et de lui en donner les moyens.

Dans l’ensemble je souhaite que soit inclus dans ce plan 2017-2020 les principes de la mise en place d’une meilleure communication en direction des citoyens, des entreprises et des acteurs publics, pour informer sur les impacts des nuisances atmosphériques et ainsi mettre en place une démarche de prévention plus efficace. »

Pour des mesures de la pollution de l’air sur Issy

young girl walking wearing a mask in the city street concept ofNotre ville a connu cette semaine mardi et mercredi un nouvel épisode d’alerte à la pollution de l’air pour dépassement des seuils, notamment en particules fines (polluants PM10).

On connaît les conséquences de la pollution atmosphérique, elle a des effets sur la santé et sur l’environnement … L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’a rappelé à différentes occasions notamment en 2005 où elle soulignait : « la pollution de l’air continue de faire peser une menace importante sur le plan sanitaire partout dans le monde ».

Dans ce contexte, je déplore une nouvelle fois que la sonde d’Airparif installée square Weiden à Issy ait été retirée à la demande de la municipalité. Ainsi il n’y a plus de mesure de la pollution effectuée spécifiquement sur notre ville.

Pourtant, Issy est directement exposée aux risques de pollutions atmosphériques. En effet la conjonction de l’usine d’incinération des ordures ménagères, la proximité du périphérique et de la RD7 exposent clairement les isséens aux risques de pollution de l’air et à leurs conséquences en terme de santé publique.

Dans une démarche de prévention notamment à destination des plus fragiles, et des enfants en bas âge, il serait souhaitable que des analyses de la qualité de l’air soient à nouveau effectuées de façon permanente sur Issy-les-Moulineaux pour apporter aux citoyens une information précise.