Issy-Boulogne : Projet de fusion …

P1070512Dans le Point d’appui d’avril, le maire d’Issy-les-Moulineaux s’exprime pour la première fois sur le projet de fusion de notre ville avec Boulogne-Billancourt. Il parle de nécessité liée à « la garantie du niveau et de la qualité de services publics … pour continuer à œuvrer au mieux vivre ensemble». Pourquoi l’établissement public territorial ou la Métropole du Grand Paris ne pourraient pas répondre à ces objectifs ?

En attendant un véritable débat sur ce dossier et conscients des préoccupations que ce projet provoque chez nos concitoyens, les élus du groupe des élus Issy-c’est-possible ont souhaité s’exprimer sur ce projet dans leur tribune municipale d’avril.

« À peine passée la tentative de fusion des communes de notre agglomération au 1er janvier 2016, alors que le Président Devedjian poursuit toujours sa lubie de fusion des Hauts-de-Seine avec les Yvelines, nous avons appris de la bouche du Maire de Boulogne, qu’il envisageait, avec notre maire, de fusionner Issy-les-Moulineaux et Boulogne-Billancourt. Il s’agirait à terme d’intégrer le Département de Paris pour former un nouvel arrondissement de 180 000 habitants.
Ce projet pourrait avoir du sens si il avait pour optique d’élargir Paris, plutôt que diluer la capitale dans une Métropole syndicat d’élus faite de compromis a minima. Encore faudrait-il que les citoyens puissent choisir le projet métropolitain en fonction des grands enjeux urbains  : transports, logement, écoles, politiques de l’eau et des déchets, continuité entre les territoires et développement harmonieux de l’économie métropolitaine…
Jusqu’ici, nous n’avons pas été consultés, ni n’avons fait l’objet d’une quelconque information de la part de notre Maire. Parions qu’une délibération tombera du ciel, lors du Conseil municipal de juin qui ratifiera l’accord passé entre les deux maires.
Ce temps des élus omniscients et omnipotents est révolu. Si les deux maires mettent en avant leur volonté de se faire aussi gros que la Défense, la Silicon Valley et de peser dans la Métropole, nous affirmons que cette idée n’a d’intérêt que si elle fait sens pour nos deux territoires. Il faut un débat préalable, public, ouvert aux différents acteurs politiques de la ville, à votre écoute et transparent sur les enjeux.
Notre territoire est très attractif pour les entreprises. L’enjeu, c’est de placer les habitants au cœur du projet. Nous devons répondre à ces questions : quels seront les avantages que vous en retirerez pour vos services publics? De même, se posent des questions sur les taux futurs de nos impôts, mais surtout de la gestion de la dette mutualisée. En 2014, la dette par habitant était de 625 € à Boulogne contre 12 € à Issy. Notre gestion financière est tellement exceptionnelle que vous allez désormais payer la dette des voisins. Nous sommes favorables à un grand débat.
Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE – Front Démocrate). »

Issy, retour sur le conseil municipal du 11 février 2016

ILE DE FRANCEEn terme d’ampleur d’ordre du jour les conseils municipaux se suivent mais ne se ressemblent pas.

Alors qu’au conseil de décembre 2015, 65 délibérations étaient à l’ordre du jour, c’est seulement 20 délibérations qui étaient mise en discussion  durant ce premier conseil de 2016. Je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, je souhaiterais que les conseils municipaux soient tenus avec une fréquence plus régulière. Jusqu’alors la ville d’Issy-les-Moulineaux n’organise que 5 conseils dans l’année (minimum légal), c’est regrettable car ce n’est pas suffisant pour équilibrer les ordres du jour, coller à l’actualité de la ville et permettre un vrai débat démocratique tout au long de l’année.

Parmi les 20 délibérations soumises au vote, j’ai retenu les points suivants.

En ce début d’année, le budget primitif de la ville a été présenté lors de cette séance. Compte tenu de l’importance du sujet, je reviendrai spécifiquement sur ce dossier dans un prochain article.

Les montants des subventions accordées aux différentes associations actives sur la ville ont été soumises au vote, lors de ce conseil de janvier. J’ai bien entendu voté pour ces subventions municipales, qui permettent aux associations à vocation sportives, culturelles, sociales… de fonctionner dans de bonnes conditions. En effet sur une ville comme Issy-les-Moulineaux, les associations remplissent un rôle déterminant d’animation, de maintien du lien social, de dynamisation de la vie locale … c’est pourquoi une collectivité doit les accompagner. Pourtant je regrette que cette année, le montant global alloué aux associations soient tendanciellement en baisse de 3%.

En lien avec l’actualité qui touche notre département des Hauts-de Seine, le Groupe « Issy c’est possible » (PS et UDE) a présenté un vœu pour rappeler son attachement à la métropole du Grand Paris et aussi son inquiétude face au projet de fusion du département des Hauts-de-Seine avec celui des Yvelines. Plutôt que répondre directement à notre vœu et exposer la position de la ville sur cette fusion, le Maire a passé la parole à une adjointe Conseillère Départementale, qui a récité le discours déjà tenu par Patrick Devedjian sur cette thématique. A aucun moment, l’intérêt de la ville d’Issy-les-Moulineaux n’a été replacé dans le contexte du projet. La majorité n’a pas voté ce vœu, elle s’est clairement placée dans une posture politicienne et stérile, sans traiter des intérêts et des attaches socio-économiques, géographiques, historiques de la ville qui la rapproche naturellement de Paris et de la Métropole du Grand Paris. En fait par cette fusion, les maires des Hauts de Seine semblent surtout intéressés par les réserves foncières des Yvelines.

Dans le cadre des questions diverses, nous avons interrogé la majorité municipale pour mieux cerner son engagement pour le maintien de la filière professionnelle SEN au lycée Ionesco. Il lui a été clairement demandé de confirmer son souhait de conserver cette section SEN à Issy. L’adjoint en charge de l’éducation a rappelé les différents courriers adressés par le maire, au rectorat et aux présidents du Conseil Régional. Mais in fine il est resté très ambigu, parlant du souhait d’agrandissement du lycée, mais pas spécifiquement du souhait de maintenir la filière d’excellence SEN à Ionesco. Je regrette le manque de clarté de la ville sur ce dossier.

Enfin, de nombreux isséens sont préoccupés par le futur aménagement de la ZAC Cœur de ville (en place de l’ancien CNET). Ainsi j’ai demandé à l’adjoint en charge de l’urbanisme de préciser le timing détaillé du projet, notamment à propos du déménagement d’Orange Lab et de la construction des différents équipements publics. Concernant le départ du centre de recherche d’Orange Lab, il s’effectuera de février à avril 2016. Les travaux de démolitions interviendront de juin à octobre 2016. Il a indiqué que pour le moment aucun permis de construire n’avait été délivré, et que globalement les travaux d’aménagement sont prévus jusqu’en 2020. C’est un dossier que je continuerai à suivre avec attention.

Issy, parlons de la capacité d’autofinancement de la ville

Sphre financementDans un article récent, le maire d’Issy-les-Moulineaux s’est félicité de la quasi absence d’endettement de la ville. Si cette information peut apparaître à première vue comme positive, elle est pourtant à manier avec prudence, car l’indicateur utilisé : « l’endettement/habitant en € » n’est sans doute pas le plus pertinent pour garantir de la bonne santé financière d’une collectivité et doit être replacé dans un contexte plus global.

Plus concrètement d’où provient donc l’endettement d’une commune ? Celui-ci a principalement  pour origine la construction et la rénovation des équipements publics municipaux, c’est-à-dire, des écoles, des gymnases, des crèches…, bref des équipements qui contribuent au vivre-ensemble et à la cohésion d’une cité.

Pour financer les équipements publics municipaux, deux solutions sont possibles : soit la collectivité bénéficie de beaucoup de ressources (comme à  Issy-les-Moulineaux), elle peut donc payer sans emprunt conséquent les équipements, soit la collectivité est obligée d’emprunter la somme correspondante auprès des banques comme le font aussi les entreprises ou les ménages lors d’un achat conséquent. Dans ce dernier cas de figure, la collectivité va créer de l’endettement (majoré des intérêts financiers), qu’elle pourra rembourser de manière échelonnée dans le temps*.

La capacité d’une collectivité à payer les équipements publics « sans emprunt » se mesure à ce qu’on appelle en jargon technico administratif : sa « capacité d’autofinancement ». En fait, il s’agit de la différence entre les dépenses et les recettes de fonctionnement de la commune : comme dans un ménage, c’est en fait la capacité à épargner. Or sur Issy les Moulineaux, on constate que notre capacité d’autofinancement s’étiole d’année en année.

AUTOFINANCEMENT ISSY

En effet, ce graphique montre clairement que le modèle économique mis est place ces dernières années (aucun recours à l’emprunt) est à court ou moyen terme condamné. La capacité d’auto-financement étant en baisse régulière depuis 2011, comment Issy-les-Moulineaux pourrait-elle  par exemple financer sur ses seuls fonds propres, des programmes tels que la construction du futur Parc municipal des sports pour un montant annoncé de 60 Millions d’€ ?  Le recours à l’emprunt sera nécessaire, alors pourquoi ne pas le dire clairement à nos concitoyens ?

D’autre part, pourquoi ne pas expliquer qu’en dépit de l’évolution des lois de finances (qui toutes majorités confondues sont assez défavorables aux collectivités**), des solutions existent à conditions de ne pas aborder ces questions de manière complètement dogmatique !

Pour une ville comme Issy-les-Moulineaux, disposer de nouveaux équipements publics est indispensable, ne serait-ce que pour répondre aux besoins de rénovations et à la poursuite de l’accroissement de la population. Dans ces conditions, comment répondre aux futurs besoins de la population en matière d’équipements publics ?  En premier lieu, il faut penser à un vrai maillage territorial en matière d’équipements publics. Dans des zones urbaines telles que les nôtres sur le 92, il est possible d’éviter les doublons d’équipements et de faire, ainsi les économies. Nos concitoyens ont besoin que les politiques leur tiennent un discours sincère. J’espère que la mise en place de la Métropole du Grand Paris permettra ce vrai maillage nécessaire. Elle représente une vraie opportunité, il est temps de mettre fin aux arguments fallacieux et dogmatiques. En matière d’équipements publics les édiles doivent apprendre à travailler ensemble et retrouver l’intérêt général et celui des territoires.

 

 

 

* : Il est à noter que les taux d’emprunts pour les collectivités sont actuellement au plus bas

 **: l’Etat pour résoudre ses problèmes de déficit se désengage financièrement et aide moins : Communes, Départements, Régions …

 

 

Meilleurs voeux 2016

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En ce début janvier, je vous souhaite ainsi qu’à vos proches une excellente année 2016.

Sur le plan local, le 1er Janvier 2016 marque la naissance officielle de la Métropole du Grand Paris, notre commune y est naturellement rattachée. L’objectif de la mise en place de cette nouvelle structure est de réduire les inégalités entre les territoires franciliens, d’harmoniser les politiques locales, et d’initier une nouvelle dynamique en renforçant le Grand Paris comme métropole sur le plan international. Je suis convaincue que cette démarche est nécessaire et j’espère que sa mise en place se fera dans de bonnes conditions pour notre commune.

En 2016, au sein du Groupe Municipal d’opposition « Issy c’est possible », je continuerai à œuvrer pour qu’à Issy-Les-Moulineaux le citoyen soit vraiment remis au cœur des projets de ville, pour améliorer la qualité de la vie au quotidien, développer des environnements à taille humaine pour un mieux vivre ensemble dans nos espaces urbanisés.

Dans la perspective de vous rencontrer dans les prochaines semaines sur Issy-les-Moulineaux, je vous renouvelle tous mes vœux pour la réussite de ce que vous souhaitez entreprendre en 2016 !

Issy – Enquête publique sur l’aménagement Zac Léon Blum

sgp_grollando_issyrer_051-329x178Il y a quelques jours l’enquête publique sur le projet d’aménagement de la Zac Léon Blum a pris fin. Voici le contenu de ma contribution. « Le projet est présenté comme une volonté de rénovation d’un quartier vieillissant. J’estime que pour autant ce projet ne doit pas être la porte ouverte à une sur sur-densification  sur cette zone. La référence au SDRIF pour accroitre la densification ne doit pas faire oublier que dans ce même SDRIF il est indiqué que la priorité doit être mise sur un rééquilibrage Est-Ouest de la région Ile de France. Une ville comme Issy-les Moulineaux a déjà largement contribuée à la densification je ne suis pas favorable à un projet de l’ampleur de celui qui nous est présenté que je juge surdimensionné et qui risque selon moi d’avoir des conséquences préoccupantes en termes de qualité de vie, de mobilité …

En termes de mobilité, mon attention est attirée par le fait que dans le projet il est fait référence à la ligne 12. Il n’y a pas d’interconnexion entre la Ligne 12 et la future ligne 15, il faut dire clairement aux isséens que ce projet ne prévoit pas le prolongement de la ligne 12 au-delà de Mairie d’Issy l’ambiguïté est entretenu ce n’est pas honnête. Ainsi compte-tenu de la dimension du projet le nombre de transport en commun prévu ne me parait pas suffisant.

Ce projet est de 131 677 m² ce qui me parait trop conséquent. Même si la proportion de 75% de logements pour 25% de bureaux est plutôt une bonne chose. En revanche l’objectif de logement social (25%) me parait peu ambitieux et le type de logement social n’est pas précisé.

J’estime que tout projet doit s’appuyer sur un équilibre architectural harmonieux. Or sur les différents ilots 3 R+8 (A, H, J) et surtout un ilot F à R + 17 et G à R + 15. Ces deux derniers ilots me semblent en rupture total avec l’ensemble de l’habitat du quartier de la ZAC et je ne vois pas de justification au besoin de constituer des immeubles à fonction «signal» ? Le projet n’apporte pas d’explications sur ce point.

Au regard des documents présentés on dispose de peu de visibilité sur la part réservé aux espaces verts dans ce projet et je le regrette.

Enfin en termes d’aménagement d’espaces et d’équipement publics il est fait référence à 800 m² mais il n’y a pas de précisions sur les types d’équipements prévus : Ecoles, Crèches ?

Dans l’ensemble un projet qui me semble surdimensionné, ne prenant pas assez en compte la recherche d’une meilleure qualité de vie des habitants de la ZAC. Un certain nombre de points non-précisés doivent être impérativement apportés. »

Nous ne voulons pas de la disparition d’Issy-les-Moulineaux !

GPSOSuite aux manœuvres récentes des maires de GPSO visant à fusionner les 8 communes actuelles en une seule collectivité, les élus d’opposition du groupe « Issy c’est possible » ont décidé de publier la tribune ci-dessous dans le journal municipal Point d’Appui :

« Durant le mois de mai 2015, des habitants de notre agglomération Grand Paris Seine-Ouest (GPSO) ont été contactés par un institut de sondage pour recueillir leur avis sur la fusion des huit communes de GPSO dont fait partie Issy en une commune nouvelle.

Ce dispositif est en principe destiné aux petites communes, afin de les inciter à se regrouper entre elles, ce qui leur permet de maintenir le niveau des dotations de l’Etat. Il n’a jamais été conçu pour des agglomérations de plus de 300.000 habitants.

Lors des élections municipales et départementales, les candidats de la majorité municipale ont fait campagne en revendiquant le maintien d’une « proximité, pour vous protéger ». Et voilà que sort cette idée de faire disparaître Issy dans une entité, au nom indéterminé, regroupant 8 communes, distante des habitants.

On vous dira que le commanditaire de ce sondage est inconnu et que la majorité municipale ne l’a jamais envisagé. Mais qui d’autres que les maires composant l’exécutif de GPSO, auraient pu le commanditer ?

Et à quelle fin ? Maintenir les dotations de l’Etat au détriment de communes pauvres ou rurales pour qui ce dispositif est utile ? Pour se faire aussi gros que Paris, pour parodier La Fontaine et contourner les dispositions de la Métropole du Grand Paris.

Au-delà de la méthode qui consiste à sonder de manière très orientée nos concitoyens et sans débat politique préalable, ce projet s’il voyait le jour, verrait la disparition d’Issy-Les-Moulineaux et de toute pluralité politique dans le conseil de la Commune nouvelle composé de 69 élus et ce jusqu’en 2020. En effet, les conseils municipaux de chaque ville disparaîtraient alors, comme les services municipaux, pour être fusionnés dans une entité unique, loin de vous et sans contre-pouvoir.

Comme vous, nous sommes attachés à notre ville, son histoire et son identité. Nous ne sommes pas prêts à la brader pour les intérêts partisans de maires d’une même majorité. Nous refusons ce hold-up politique et financier.

Si cette idée avance, les conseils municipaux seront consultés. Aucun maire n’a été élu en portant ce projet. Mais la consultation serait sans surprise car les élus majoritaires soutiendraient ce regroupement.

Nous demanderons la tenue d’un référendum local.

Thomas PUIJALON, Kathy SIMILOWSKI, Vivien JULHES, Patrick AUFFRET (PS) et Fabienne GAMBIEZ (Front Démocrate) »