Issy, je n’ai pas voté l’augmentation de plus 20% des taxes ménages

Taxe d'habitation la loupeLors du Conseil Municipal du 2 Février dernier, la majorité a présenté une délibération intégrant une augmentation des taxes ménages de plus 20%. Je n’ai pas voté cette augmentation, que j’estime trop élevée et je considère qu’à court terme, d’autres leviers étaient envisageables.

En effet pour avoir une vision globale du contexte, il faut rappeler qu’un impôt est constitué d’un taux mais aussi une base et les deux engendrent bien entendu un produit. Et sur Issy l’assiette (la base) de ces taxes est loin d’être figée, car elle est liée directement à la densification. Ainsi dans les années à venir l’assiette des taxes ménages vont continuer à progresser notamment avec le projet « cœur de ville ».

Concrètement cette hausse des taux de +2,5 points de la taxe d’habitation et de la taxe du foncier bâti va entrainer une augmentation mécanique des produits de ces deux impôts de +23% : c’est cette progression que vont devoir supporter les foyers isséens. Concrètement en valeur, c’est 9,6 M€ d’impôts qui seront collectés en plus auprès des les ménages isséens. Cette somme était-elle nécessaire pour boucler le budget 2017 ? Ce n’est pas le cas !

Je déplore que tous les ans dans les budgets primitifs, la majorité municipale majore systématiquement les dépenses et minore les recettes. Or je rappelle que comme toute commune française, la ville d’Issy-les-Moulineaux a une obligation de sincérité dans la présentation de son  budget.

J’attendais de la majorité qu’elle s’engage dans une démarche de rigueur budgétaire et  qu’elle présente les volumes réels de recettes et de dépenses effectivement prévisibles, cela aurait démontré que pour 2017 une augmentation des taxes ménages d’un tel niveau n’était pas nécessaire.

Halles Eiffel, les travaux ont malheureusement commencé

 

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Dès lundi, les isséens ont pu le constater,  les travaux d’aménagement de la ZAC du pont d’Issy ont connu un tournant particulier.

En effet à présent les deux halles Eiffel sont malheureusement impactées par ces travaux.

Plus précisément la « petite halle » non classée a finalement été détruite. Si on l’en croit les engagements de la ville,la « grande halle » classée ne sera pas détruite, mais devrait être largement modifiée.

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J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises sur ce dossier, je ne comprends pas pourquoi il n’a pas été envisagé de préserver ces deux halles qui constituaient un ensemble harmonieux, d’autant que les isséens ont toujours été  attachés aux Halles Eiffel présentes sur notre commune.

Malheureusement dans le projet d’aménagement de la Zac du Pont d’Issy, ce n’est que la grande halle qui sera maintenue mais en revanche elle sera déplacée. Et il faut rappeler que la structure que l’on connaissait sera largement dénaturée, puisque la toiture de tuiles sera remplacée par une sur-toiture vitrée.

Je regrette une nouvelle fois que les halles Eiffel n’aient pas été laissées en l’état, que l’intégralité de cet édifice n’ait pas été respectée puisqu’il faisait partie des bâtiments et architectures à protéger sur Issy-les-Moulineaux.


Préparatifs de la fusion Issy/Boulogne : qu’en est-il ?

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Lors du Conseil Municipal du 9 Juillet 2016 consacré à la fusion d’Issy-les-Moulineaux et de  Boulogne-Billancourt, André Santini a indiqué que des groupes de travail chargés « de préparer de manière rigoureuse et méthodique » seraient mis en place à la rentrée. 

La décision sur cette fusion doit être prise d’ici la fin de l’année, soit dans environ 10 semaines. Compte-tenu de ce timing resserré, il me semble étonnant qu’aucune réunion de travail préparatoire ne soit déjà programmée. Aucune information précise n’a été transmise sur le planning des différentes rencontres, ni sur les acteurs locaux (associations, experts …) qui seront réellement associés à ce travail d’analyse préliminaire.

En un premier temps, le Maire d’Issy-les-Moulineaux a refusé de consulter directement les citoyens par référendum. Aujourd’hui ce sont les groupes de travail qui n’ont pas encore pris forme, alors qu’ils devaient être mis en place « dès la rentrée » ?

In fine en quelques semaines, comment l’opposition, les associations et tous les acteurs de la ville seront-ils associés au processus comme cela avait été présenté? Quand des informations précises, des chiffres, des données, analyses seront-elles enfin communiquées sur ce dossier de fusion ?

Issy, comment réussir la réhabilitation du quartier Léon Blum ?

TRACT LEON BLUMLe quartier Léon Blum situé entre la rue Aristide Briand, l’avenue de Verdun et la gare RER Issy va être réaménagé, avant l’arrivée de la ligne 15 du Métro Grand Paris Express.

Voici le tract qui est distribué par l’UDE-Front démocrate et le PS pour présenter notre position sur ce dossier.

Sur ce projet Léon Blum, venez échanger avec vos élus du groupe « Issy c’est possible » lors de notre permanence du 30 avril prochain de 10h à 11h30, au 26 rue d’Estienne d’Orves

Issy, délocalisation de la filière pro …

500_4383_vignette_ISSY_01J’ai souhaité que la filière Bac Pro SEN (Systèmes Electroniques Numériques) reste à Issy-les-Moulineaux au sein du lycée Ionesco.

J’ai soutenu les enseignants, les élèves et les professeurs pour que cette filière professionnelle soit maintenue au sein d’un lycée polyvalent à Issy, au sein d’un bassin d’emplois tourné vers le numérique. Malheureusement la  décision de délocalisation est tombée il y a quelques jours, j’en prends donc acte.

Dans ce contexte, d’ici la rentrée 2016, c’est l’intérêt des élèves qui continue à me préoccuper. C’est la raison pour laquelle je me suis rendue à la journée porte ouverte du lycée des métiers « côtes de Villebon-Meudon »  : lycée où la filière SEN va être délocalisée. Je souhaitais me rendre compte sur place, des conditions d’accueil qui allaient être proposées.

Je tiens tout d’abord à remercier le proviseur et les enseignants, pour l’accueil qu’ils ont réservés, lors de cette journée portes ouvertes pour permettre à chacun de s’imprégner de l’ambiance du lycée.

En l’état pour permettre aux élèves arrivant à Villebon, de commencer leurs cours dans de bonnes conditions en septembre prochain, j’estime que le Rectorat et le Conseil Régional doivent être vigilants pour que le calendrier des travaux soit respecté dans les semaines à venir, et que le déménagement du matériel puisse avoir lieu sans retard à la fin des cours en juin.

Avec la délocalisation de la filière SEN ce sont 150 lycées supplémentaires qui vont arriver en septembre. Le lycée de Villebon étant très excentré, il me semble nécessaire que la fréquence des bus desservant le lycée soit améliorée notamment celle du 291 et 389.

Enfin l’organisation d’une visite spécifique pour les lycéens organisée avant la fin des cours leur permettrait  de s’approprier au mieux leur futur établissement.

Je serai attentive à ces différents points. Dans cette affaire, je regrette surtout un traitement technocratique du dossier et une absence de communication des institutions vers les familles et les enseignants.  Une approche plus humaine prenant en compte les préoccupations des élèves, de leurs parents, des professeurs et des personnels de l’éducation aurait sans doute été beaucoup plus positive et constructive.

Issy, à quoi va ressembler notre coeur de ville ?

Tract_CoeurdeVille_mars2016.pngLe réaménagement du cœur de ville est un projet majeur pour Issy-les-Moulineaux : il donnera un nouveau visage à notre centre-ville.
Les isséens y sont très attachés. Pourtant la municipalité ne distille que peu d’informations sur le contenu du programme, et encore… au compte-gouttes.

Voici le tract qui est distribué par l’UDE-Front démocrate et le PS pour présenter notre position sur ce dossier.

Sur ce projet Cœur de ville comme pour d’autres, venez échanger avec les élus du groupe Issy c’est possible lors de leur permanence le dernier samedi de chaque mois de 10h à 11h30, au 26 rue d’Estienne d’Orves. Prochaine permanence : samedi 26 mars.

RD7, les isséens toujours pris entre deux feux

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Dans les Hauts-de-Seine, la RD7 est un axe majeur pour les déplacements le long de la rive gauche de la Seine. Son tronçon entre Paris, Issy et Sèvres fait l’objet d’un réaménagement, qui n’est pas encore terminé.

Sur Issy-les-Moulineaux, les déplacements le long de la RD7 sont principalement constitués d’une circulation de transit. Néanmoins, nos concitoyens doivent supporter au quotidien l’ensemble des infrastructures, qui ont été mises en place lors de ce réaménagement, et notamment les feux de circulation.

Il faut le rappeler, dès l’origine du projet de réaménagement de la RD7, les riverains et les associations de préservation de l’environnement souhaitaient la mise en place d’une 2×1,5 voies sans feu, avec rond points et terre-plein central. En effet, ceci aurait eu pour avantage d’allier une fluidité du trafic, avec une véritable circulation douce à proximité de la Seine. D’ailleurs ce type d’aménagement a déjà été mis en œuvre avec succès par exemple à Nantes, et permet aussi d’assurer aux piétons la sécurité de franchissement sur les passages protégés et la visibilité partagée avec les automobilistes. Pourtant, c’est un programme de 2×2 voies avec feux de circulation, qui a été choisi par le Conseil Départemental.

Aujourd’hui l’aménagement routier étant terminé sur Issy, nous pouvons observer le résultat. Entre le pont de Billancourt et le pont d’Issy, ce sont 13 feux non synchronisés qui ont été mis en place, sur une distance d’1,3 km. Et sur le tronçon qui est encore en travaux : entre la place de la Résistance, le carrefour de Vaugirard et Sèvres, on observe que les feux continuent à émerger…

On ne peut que s’interroger : pourquoi avoir implanté cette multitude de feux de circulations, sur un axe qui n’a jamais été considéré comme accidentogène ?  Et en l’état d’autres questions se posent : quel est le bilan carbone prévisionnel de ce nouvel aménagement ? Et quels vont être les coûts de maintenance de l’ensemble des nouveaux feux implantés dans le cadre de ce réaménagement de la RD7 ?

Globalement je déplore ce modèle d’infrastructures qui n’est qu’un schéma du passé, qui s’inscrit complètement à contre temps des tendances ergonomiques et durables actuelles. Ce programme laisse la place au « tout-voitures » plutôt qu’à la cohabitation équilibrée entre voitures et circulations douces. Et pratiquement quid de l’avenir de cet axe, alors que l’on sait que Paris a clairement indiqué depuis de nombreuses années, qu’il avait pour objectif de limiter de plus en plus la place de la voiture à l’intérieur de son enceinte.

En termes de mobilité, j’espère que la métropole du Grand Paris permettra enfin d’harmoniser les démarches et d’initier des politiques cohérentes au sein d’un même territoire.

Issy, budget primitif 2016 en trompe-l’œil

Budget concept image with business icons and copyspace.

Le budget primitif 2016 a été soumis au vote, lors du dernier conseil municipal du 11 Février 2016. Je ne l’ai pas voté, j’ai choisi de m’abstenir principalement pour les raisons suivantes.

Dans le budget primitif qui a été présenté pour 2016, la municipalité a choisi de maintenir son absence de recours à l’emprunt. Ainsi la ville va payer « cash » la deuxième piscine située au Fort, il faut préciser que celle-ci va tout de même peser sur le budget d’investissement à la hauteur de 26 M€ (dont 6 M€ de plus qu’initialement prévu).

Je déplore le choix de payer comptant ce type d’investissement lourd. Cette pratique aura pour conséquence de limiter mécaniquement la capacité globale de la ville à investir dans d’autres équipements publics, qui seront pourtant nécessaires pour accompagner la poursuite de la densification mise en place sur la ville et  la croissance de la population.

La municipalité actuelle continue de s’installer dans une posture dogmatique de refus de financer ses investissements par l’emprunt. Or, pour une ville de la taille d’Issy-les-Moulineaux, ceci est d’autant plus surprenant que les taux d’emprunts sont aujourd’hui au plus bas, et que les annuités seraient minorées par l’inflation.

Pour preuve, la capacité de désendettement de la ville est désormais de deux mois, alors que le chiffre de bonne gestion reconnu par les spécialistes des finances locales se situe entre 5 et 7 ans **. C’est donc un levier d’investissement ignoré délibérément par la municipalité en place.

De plus, avoir recours à l’emprunt permettrait d’étaler les dépenses d’investissement sur 15 ans sans fragiliser les finances de la ville et ceci éviterait aux habitants de payer cash des équipements lourds qu’ils n’utiliseront que peu de temps (en effet, le renouvellement de la population d’Issy-les-Moulineaux est élevé : moins de 40% des isséens résident sur la ville depuis plus de 10 ans).

Dans un document de communication récent, le Maire parle d’une « gestion millimétrée de la ville ». La formule est discutable car derrière les investissements, il y a toujours des choix politiques, comme celui par exemple de construire une deuxième piscine au Fort (plutôt que d’agrandir Alfred Sevestre), ce qui va accroitre les dépenses de fonctionnement. Je constate d’ailleurs que pour la première fois depuis 5 ans, les dépenses réelles de fonctionnement prévues dans le budget primitif 2016 dépassent les recettes réelles de fonctionnement de plus de 19 M€. A ce rythme, les excédents vont  disparaître en quelques années : le modèle financier de la ville doit donc être repensé.

Globalement dans ce budget primitif 2016,  je regrette aussi que compte tenu des moyens de notre commune, il ait été choisi de baisser les subventions aux associations  de -2,6 %, ainsi que et le budget du CCAS* de -2,2%. Et j’estime que dans le contexte global, la dynamique que pourra créer la Métropole du Grand Paris n’a pas été présentée de manière objective.

Enfin il est dommage que sur Issy-les-Moulineaux, les citoyens ne soient pas associés aux projets, aux investissements de la ville comme c’est le cas par exemple à Paris où le système de budget participatif a été mis en place. Il s’agirait d’une réelle avancée qui permettrait d’associer pleinement le citoyen à l’évolution de la ville, et d’ainsi mieux cerner les aspirations des isséens.

 * : Centre Communal d’Action Sociale

** : Le seuil d’alerte se situe au delà de 12 ans

Issy, retour sur le conseil municipal du 11 février 2016

ILE DE FRANCEEn terme d’ampleur d’ordre du jour les conseils municipaux se suivent mais ne se ressemblent pas.

Alors qu’au conseil de décembre 2015, 65 délibérations étaient à l’ordre du jour, c’est seulement 20 délibérations qui étaient mise en discussion  durant ce premier conseil de 2016. Je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, je souhaiterais que les conseils municipaux soient tenus avec une fréquence plus régulière. Jusqu’alors la ville d’Issy-les-Moulineaux n’organise que 5 conseils dans l’année (minimum légal), c’est regrettable car ce n’est pas suffisant pour équilibrer les ordres du jour, coller à l’actualité de la ville et permettre un vrai débat démocratique tout au long de l’année.

Parmi les 20 délibérations soumises au vote, j’ai retenu les points suivants.

En ce début d’année, le budget primitif de la ville a été présenté lors de cette séance. Compte tenu de l’importance du sujet, je reviendrai spécifiquement sur ce dossier dans un prochain article.

Les montants des subventions accordées aux différentes associations actives sur la ville ont été soumises au vote, lors de ce conseil de janvier. J’ai bien entendu voté pour ces subventions municipales, qui permettent aux associations à vocation sportives, culturelles, sociales… de fonctionner dans de bonnes conditions. En effet sur une ville comme Issy-les-Moulineaux, les associations remplissent un rôle déterminant d’animation, de maintien du lien social, de dynamisation de la vie locale … c’est pourquoi une collectivité doit les accompagner. Pourtant je regrette que cette année, le montant global alloué aux associations soient tendanciellement en baisse de 3%.

En lien avec l’actualité qui touche notre département des Hauts-de Seine, le Groupe « Issy c’est possible » (PS et UDE) a présenté un vœu pour rappeler son attachement à la métropole du Grand Paris et aussi son inquiétude face au projet de fusion du département des Hauts-de-Seine avec celui des Yvelines. Plutôt que répondre directement à notre vœu et exposer la position de la ville sur cette fusion, le Maire a passé la parole à une adjointe Conseillère Départementale, qui a récité le discours déjà tenu par Patrick Devedjian sur cette thématique. A aucun moment, l’intérêt de la ville d’Issy-les-Moulineaux n’a été replacé dans le contexte du projet. La majorité n’a pas voté ce vœu, elle s’est clairement placée dans une posture politicienne et stérile, sans traiter des intérêts et des attaches socio-économiques, géographiques, historiques de la ville qui la rapproche naturellement de Paris et de la Métropole du Grand Paris. En fait par cette fusion, les maires des Hauts de Seine semblent surtout intéressés par les réserves foncières des Yvelines.

Dans le cadre des questions diverses, nous avons interrogé la majorité municipale pour mieux cerner son engagement pour le maintien de la filière professionnelle SEN au lycée Ionesco. Il lui a été clairement demandé de confirmer son souhait de conserver cette section SEN à Issy. L’adjoint en charge de l’éducation a rappelé les différents courriers adressés par le maire, au rectorat et aux présidents du Conseil Régional. Mais in fine il est resté très ambigu, parlant du souhait d’agrandissement du lycée, mais pas spécifiquement du souhait de maintenir la filière d’excellence SEN à Ionesco. Je regrette le manque de clarté de la ville sur ce dossier.

Enfin, de nombreux isséens sont préoccupés par le futur aménagement de la ZAC Cœur de ville (en place de l’ancien CNET). Ainsi j’ai demandé à l’adjoint en charge de l’urbanisme de préciser le timing détaillé du projet, notamment à propos du déménagement d’Orange Lab et de la construction des différents équipements publics. Concernant le départ du centre de recherche d’Orange Lab, il s’effectuera de février à avril 2016. Les travaux de démolitions interviendront de juin à octobre 2016. Il a indiqué que pour le moment aucun permis de construire n’avait été délivré, et que globalement les travaux d’aménagement sont prévus jusqu’en 2020. C’est un dossier que je continuerai à suivre avec attention.

Issy, parlons de la capacité d’autofinancement de la ville

Sphre financementDans un article récent, le maire d’Issy-les-Moulineaux s’est félicité de la quasi absence d’endettement de la ville. Si cette information peut apparaître à première vue comme positive, elle est pourtant à manier avec prudence, car l’indicateur utilisé : « l’endettement/habitant en € » n’est sans doute pas le plus pertinent pour garantir de la bonne santé financière d’une collectivité et doit être replacé dans un contexte plus global.

Plus concrètement d’où provient donc l’endettement d’une commune ? Celui-ci a principalement  pour origine la construction et la rénovation des équipements publics municipaux, c’est-à-dire, des écoles, des gymnases, des crèches…, bref des équipements qui contribuent au vivre-ensemble et à la cohésion d’une cité.

Pour financer les équipements publics municipaux, deux solutions sont possibles : soit la collectivité bénéficie de beaucoup de ressources (comme à  Issy-les-Moulineaux), elle peut donc payer sans emprunt conséquent les équipements, soit la collectivité est obligée d’emprunter la somme correspondante auprès des banques comme le font aussi les entreprises ou les ménages lors d’un achat conséquent. Dans ce dernier cas de figure, la collectivité va créer de l’endettement (majoré des intérêts financiers), qu’elle pourra rembourser de manière échelonnée dans le temps*.

La capacité d’une collectivité à payer les équipements publics « sans emprunt » se mesure à ce qu’on appelle en jargon technico administratif : sa « capacité d’autofinancement ». En fait, il s’agit de la différence entre les dépenses et les recettes de fonctionnement de la commune : comme dans un ménage, c’est en fait la capacité à épargner. Or sur Issy les Moulineaux, on constate que notre capacité d’autofinancement s’étiole d’année en année.

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En effet, ce graphique montre clairement que le modèle économique mis est place ces dernières années (aucun recours à l’emprunt) est à court ou moyen terme condamné. La capacité d’auto-financement étant en baisse régulière depuis 2011, comment Issy-les-Moulineaux pourrait-elle  par exemple financer sur ses seuls fonds propres, des programmes tels que la construction du futur Parc municipal des sports pour un montant annoncé de 60 Millions d’€ ?  Le recours à l’emprunt sera nécessaire, alors pourquoi ne pas le dire clairement à nos concitoyens ?

D’autre part, pourquoi ne pas expliquer qu’en dépit de l’évolution des lois de finances (qui toutes majorités confondues sont assez défavorables aux collectivités**), des solutions existent à conditions de ne pas aborder ces questions de manière complètement dogmatique !

Pour une ville comme Issy-les-Moulineaux, disposer de nouveaux équipements publics est indispensable, ne serait-ce que pour répondre aux besoins de rénovations et à la poursuite de l’accroissement de la population. Dans ces conditions, comment répondre aux futurs besoins de la population en matière d’équipements publics ?  En premier lieu, il faut penser à un vrai maillage territorial en matière d’équipements publics. Dans des zones urbaines telles que les nôtres sur le 92, il est possible d’éviter les doublons d’équipements et de faire, ainsi les économies. Nos concitoyens ont besoin que les politiques leur tiennent un discours sincère. J’espère que la mise en place de la Métropole du Grand Paris permettra ce vrai maillage nécessaire. Elle représente une vraie opportunité, il est temps de mettre fin aux arguments fallacieux et dogmatiques. En matière d’équipements publics les édiles doivent apprendre à travailler ensemble et retrouver l’intérêt général et celui des territoires.

 

 

 

* : Il est à noter que les taux d’emprunts pour les collectivités sont actuellement au plus bas

 **: l’Etat pour résoudre ses problèmes de déficit se désengage financièrement et aide moins : Communes, Départements, Régions …