Issy, focus sur le Conseil Municipal du 10 Octobre 2019

 

Parmi les cinq Conseils Municipaux annuels d’Issy-les-Moulineaux, celui d’octobre est souvent le moins dense. Ce fut le cas cette année,  trente délibérations ont été présentées, mais de nombreuses n’étaient que des prises d’actes. Je voudrais néanmoins revenir sur certains sujets, qui ont retenus mon attention.

Je n’ai pas voté la délibération n°7 qui concernait la pépinière d’entreprises située rue Jean-Jacques Rousseau à proximité du Gymnase Jacques Godet. La SEMADS  propriétaire actuelle va céder ce terrain à la Société OGIC (promoteur immobilier boulonnais).  Dans ce contexte, j’ai demandé à l’adjoint à l’urbanisme, si cette pépinière d’entreprises allait disparaitre ou plutôt être relocalisée ailleurs sur la ville. L’adjoint à l’urbanisme a préféré parler des ventes de logements déjà réalisées par OGIC sur cette parcelle, plutôt que de répondre précisément à ma question. Si on en croit le permis de construire délivré, la superficie de la pépinière d’entreprises va être remplacée par 11423 m² de logements et seulement 1220 m² correspondant à un « hôtel d’entreprises ». Je pense qu’une mixité d’activités aurait dû être maintenue sur cette zone, et je m’interroge : avec cette délibération quel signe la ville veut-elle envoyer aux dirigeants des très petites entreprises (TPE) ?

La délibération n°9 concernait une convention initiée par Paris pour établir une coopération avec les différentes communes de la petite couronne. Après des années de tensions avec Paris, il était temps qu’une démarche de collaboration soit engagée entre la Paris et les communes limitrophes sur des dossiers aussi importants que la mobilité, la qualité de l’air …  C’est l’intérêt général qui, in fine, l’emporte et j’estime que c’est une bonne chose. Ceci est sans doute à mettre au bénéfice de la Métropole du Grand Paris qui contraint les communes à enfin coopérer efficacement.

La délibération n°10 concernait une « étude » évaluée à 1,25 M€ HT pour répertorier les facteurs favorisant l’émergence de la Ligne de métro n°12 au-delà du terminus actuel de Mairie d’Issy (jusqu’au quartier de la Ferme à l’entrée de Meudon).  Je n’ai pas voté favorablement à cette délibération, car le montant avancé m’a semblé trop élevé compte tenu de la mission présentée.                                                                                                      C’est un dossier dont il est question depuis longtemps, et qui est techniquement complexe et couteux. Et rappelons-le, notre ville n’est pas compétente en matière de transports publics, c’est la Région. D’autre part, dans la délibération la présentation de la situation actuelle était très partielle, car le contexte global de la ligne 12 n’était pas pris en compte. Il n’était pas précisé que pour le moment il n’y a pas d’interconnexion prévue à la gare Léon Blum (pour envisager un prolongement il faudra concevoir cette interconnexion, la construction sera compliquée techniquement et très couteuse). Et il faut aussi indiquer qu’à ce jour le prolongement de la ligne 12 au nord de Paris jusqu’à Mairie d’Aubervilliers a pris beaucoup de retard et n’est toujours pas terminé.                     Que notre ville rappelle régulièrement son souhait de voir le dossier avancer est légitime, que cela coûte 1,25 M€ aux isséens est plus contestable.

A la fin du Conseil Municipal, j’ai interrogé la majorité municipale à propos du tri : « Courant septembre, les isséens ont reçu dans leurs boites aux lettres un document A5 concernant le tri des déchets et précisant qu’à partir d’octobre 2019 je cite « tous vos emballages plastique, métal, papier, carton etc vont dans la poubelle jaune ». Contrairement à l’ensemble de tous les pays européens, qui ont choisi le tri sélectif entre toutes les catégories de déchets, GPSO semble privilégier la poubelle unique. Ainsi, pouvez-vous nous indiquer précisément quel est désormais le nouveau processus technique qui a été mis en place à l’usine du Syctom pour le traitement des déchets de tous les types d’emballages ? ».  Quelles que soient les formes de recyclage mis en place, je pense que sur ce dossier l’objectif des collectivités doit de réduire le recours au plastique pétrole. Elles doivent inciter les ménages et les entreprises locales à utiliser moins de matières plastiques, pour mettre fin à l’usage immodéré du plastique non compostable.

Issy, si on parlait des effets de la minéralisation …

concrete-wall-3176815_960_720Depuis quelques jours, nous vivons notre 2ème épisode de canicule en 2019.

Les isséens comme tous les français, respirent mal, dorment mal et souffrent de la chaleur. Mais le phénomène est d’autant plus aigu à Issy-les-Moulineaux, car la ville est très MINERALISEE.

La forte minéralisation des villes comme Issy entraîne diverses conséquences à la fois au niveau de la chaleur atmosphérique et environnementale. En effet la surface de notre ville est recouverte de matériaux imperméables, réfléchissant le rayonnement solaire, captant et maintenant la chaleur. Ces zones créent des « ilots de chaleur ». Un îlot de chaleur est en fait une zone urbaine ayant une température pouvant atteindre jusqu’à 10 degrés plus élevés qu’une zone non densifiée ou rurale. Et ces îlots de chaleur ont bien entendu un impact négatif et significatif sur l’environnement, mais aussi sur la santé des citoyens touchés par ce phénomène.

A Issy-les-Moulineaux face au réchauffement climatique, aux épisodes de canicule qui se multiplient et s’intensifient des réponses adéquates doivent être apportées d’urgence pour résoudre l’ensemble de ces dégradations environnementales et sanitaires … dûes à la forte minéralisation de la ville.

Issy, retour sur le Conseil municipal de février

Lors du dernier conseil municipal du 7 Février 2019, j’ai souhaité intervenir sur un certain nombre de sujets traités dans les délibérations. J’ai tout d’abord pris la parole sur le budget primitif de notre commune. Sur la rubrique de fonctionnement j’ai voulu avoir des précisions car j’ai constaté que les charges à caractère général sont en baisse d’environ moins 10% vs budget précédent. J’ai demandé quels types d’économies allaient être effectuées pour atteindre ce résultat, car in fine je ne souhaite pas que ces économies soient faites sur la nature des services publics.

A propos de la rubrique d’investissement, j’ai interrogé l’adjointe aux finances sur une opération patrimoniale de 4M€ inscrite aux dépenses. Un autre investissement du budget 2019 me pose questions, il s’agit de la réhabilitation de la halle Christiane Guillaume. Les réponses apportées par la majorité sur ce sujet ne m’ont pas convaincues. En effet je suis étonnée par la nature des travaux prévus sur un équipement, qui n’a qu’une dizaine d’années. Dans le contexte de la construction du Parc municipal des Sports (Jean Bouin), j’estime que ce nouvel équipement sportif pourrait accueillir de l’escalade, du golf, et du Yoga (plutôt que d’effectuer des travaux onéreux dans la halle Christiane Guillaume). Et prévoir un nouvel espace d’escalade très proche de celui des arches me parait étrange (dans un autre quartier de la ville cela aurait pu avoir du sens). Je ne comprends pas cette dépense d’investissement, dans la mesure où à Issy-les-Moulineaux d’autres installations sportives sont vieillissantes et auraient besoin d’être rénovées (Gymnase Jules Guesde …). Enfin j’estime qu’en matière d’investissements, un certain recours à l’emprunt dans une période où les taux sont bas, permettrait d’étaler les charges dans le temps sans fragiliser les finances de la ville, mais la majorité ne veut pas en entendre parler c’est une erreur. Compte-tenu de ces divers éléments je n’ai pas voté le budget primitif.

Je suis ensuite intervenue sur la délibération n°7 à propos contrat de développement entre la ville et le département des Hauts-de-Seine. Quatre projets sont intégrés à ce contrat il me semblait intéressant de savoir quels sont les critères qui ont amené à intégrer à ce contrat des projets territoriaux en particulier plutôt que d’autres. Il semble que ce soit d’abord les compétences du Conseil Départemental qui priment dans le choix des projets.

La délibération N°8 traitait du budget alloué au plan local de sécurité. L’offre budgétaire destinée à ce dossier reste constante en 2019, mais j’ai fait remarquer qu’elle peut paraitre relativement faible (30 450 €) si on la ramène au nombre des moins jeunes de 18 ans sur la ville qui sont 14 600. Au-delà des budgets alloués, sur ce type de dossier ce qui est déterminant c’est aussi la nature du projet porté pour mieux tenir compte des mutations de la société et des changements de comportements des jeunes.

Le projet présenté dans la délibération N°12 m’a semblé intéressant. J’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer, je soutiens le projet de mise en place du télétravail pour les agents de la ville. J’ai profité des échanges sur ce sujet pour aborder des points tels que les dispositions prises en matière d’assurance individuelle et de responsabilité civile pour les agents travaillant à leur domicile. Et sur la prise en charge des forfaits internet des salariés.

J’ai voté la délibération n° 21 relative à « l’avis sur le déploiement de la zone à faibles émissions « . Comme l’a signalé à maintes reprises Airparif dans ses rapports de surveillance et d’information, la qualité de l’air est un enjeu majeur de santé publique.
Un taux élevé de particules fines et ultrafines dans l’air est un facteur de risque sanitaires de maladies cardio-vasculaires, d’affections pulmonaires, cancer du poumon. Il a un effet direct sur la diminution de l’espérance de vie. Il est donc nécessaire de réduire progressivement le parc automobile vieillissant qui est plus polluant et le plus émetteur de particules fines. Mais, ceci génère on le comprend beaucoup d’inquiétudes car les enjeux financiers peuvent être conséquents pour les foyers concernés. Il nous a été confirmé que diverses dispositions sont prévues dans ce cadre pour accompagner financièrement nos concitoyens vers cette transformation du parc automobile.

En question diverse, j’ai voulu revenir sur un point d’actualité. « Il y a quelques semaines une forte explosion due au gaz a eu lieu rue de Trévise à Paris, ce qui a provoqué beaucoup d’émotion et certaines inquiétudes par rapport à l’état des conduites de gaz dans Paris et sa proche banlieue. Dans ce contexte pouvez-vous faire un point sur l’état du réseau gazier sur notre ville, sur son entretien, sur le renouvellement des conduites et les contrôles effectués ». Suite à cette question l’adjoint en charge de ce dossier s’est voulu rassurant sur le bon état de ces installations sur notre ville.

Ce conseil municipal a confirmé les tensions au sein de la majorité (qui durent depuis juillet 2017). Au fur et à mesure du conseil, les désaccords ont laissé la place à des attaques personnelles. Les isséens apprécieront le moment venu.

Issy, Meilleurs vœux 2019

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En ce début janvier, je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une bonne et heureuse année 2019.

Durant toute l’année qui vient de s’écouler, les dossiers liés à la transition écologique et à la protection de l’environnement ont été régulièrement au cœur de l’actualité.

Localement, je souhaite aussi que l’ensemble des enjeux environnementaux soient mieux pris en compte. Qu’il s’agisse de la qualité de l’air, du déploiement des énergies renouvelables, de l’économie circulaire, de la préservation de la biodiversité, des droits des animaux et du vivant, des coopératives d’habitants, des modes de déplacements doux, du co-voiturage, de l’éco-construction, de la co-élaboration des projets … ces dossiers doivent être mis au centre de l’action et je m’y emploierai.

Au plaisir de vous rencontrer et d’échanger avec vous sur Issy-les-Moulineaux, je vous renouvelle tous mes vœux pour 2019 et pour la réussite de tout ce que vous souhaitez entreprendre !

Issy, focus sur le Conseil municipal de Juillet 2018

Durant le Conseil municipal du 5 Juillet 2018, j’ai souhaité intervenir à propos de certaines délibérations, voici quelques-uns des dossiers qui ont retenus mon attention.

Tout d’abord j’ai voté contre la délibération n°10 [Urbanisme – enquête publique sur les incidences environnementales du projet Cœur de ville] et je suis intervenue pour motiver ce vote. J’ai précisé : « je rappelle que cette délibération n’a pas été présentée en Commission, compte tenu de la nature du projet et des enjeux pour la ville, c’est regrettable de n’avoir pu échanger sur le fond en commission. D’autre part, cette délibération me gêne car elle est structurée autour de deux points très différents : d’un côté les demandes du Préfet liées aux impacts environnementaux du projet et de l’autre la validation du projet cœur de ville : donc pour cette délibération n°10 à quelle question doit-on répondre ? Pour ce qui concerne directement le projet « Issy cœur de ville », il est clairement lié à de nombreux enjeux environnementaux c’est d’ailleurs ce qu’a rappelé la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) à diverses reprises dans ses recommandations. Pour ma part j’ai principalement retenus les remarques de la MRAe liées aux pollutions du site à la fois les pollutions du terrain, mais aussi les pollutions atmosphériques (par exemple la présence d’Hydrocarbures et de solvants dans les sous-sols ou les composés volatils susceptibles de contaminer l’air intérieur des bâtiments)».

Le projet cœur de ville est principalement structuré autour de la construction de logements, d’une crèche, d’une école : l’ensemble des pollutions relevées doivent donc être traitées sérieusement. Les réponses apportées par la ville à la MRAE à propos de la pollution ne me paraissent ni convaincantes, ni rassurantes. C’est pourquoi j’ai voté contre cette délibération. L’adjoint en charge de ce dossier étant absent le Maire m’a répondu qu’une réponse me serait transmise par écrit. A suivre. 

J’ai ensuite voté pour la réévaluation du taux de rémunération des médecins et sages-femmes du Centre municipal de Santé, car j’estime que cela peut faciliter un meilleur accès aux soins pour nos concitoyens. J’ai aussi demandé globalement combien de professionnels de santé exerçaient par an au centre municipal de santé et combien d’heures de vacation étaient effectuées. Ces informations devraient être transmises prochainement par l’adjoint en charge du dossier.

J’ai enfin posé une question d’actualité à propos d’Autolib : « Le 21 juin dernier, les élus du syndicat mixte Autolib’ Métropole ont mis fin au contrat qui les liait au groupe Bolloré dans l’exploitation du service. Vous avez expliqué récemment sur le site de la ville les dispositions proposées aux usagés suite à l’arrêt du service. Mais les incidences financières peuvent être conséquentes y compris pour Issy-les-Moulineaux. Vous indiquez aussi dans ce même article : je cite « le contrat signé avec le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’, dont la quasi-totalité des collectivités membres – les 8 communes de Grand Paris Seine Ouest compris – n’ont jamais eu connaissance« .  Compte tenu de l’importance du nombre de stations d’Autolib sur Issy (20 stations, soit 1/3 du total du territoire de GPSO) comment expliquer que la ville n’ai pas été informée de toutes les dispositions du contrat et en particulier des clauses de résiliation qui sont un élément essentiel d’un contrat ? ».

L’adjoint en charge du dossier visiblement gêné par le sujet a refusé de me répondre et m’a dit de m’adresser à GPSO … Je pense que ce n’est qu’un début les collectivités vont toutes essayer de se dédouaner. A suivre !

 

Issy, retour sur le Conseil municipal du 12 avril 2018

Ce conseil a commencé de manière inédite.

À 18h30 il y avait une manifestation des enseignants des écoles par rapport à leur désaccord sur l’aménagement des temps périscolaires. Plutôt que de dialoguer, le Maire a choisi de fermer les accès à l’hôtel de ville et ainsi au Conseil Municipal. Le Maire a nié que le public ne puisse entrer, pourtant à 18H30 c’était le cas : ce conseil sans public a duré près d’une heure, ensuite quelques personnes sont arrivées.

​Parmi les délibérations soumises à discussion, la n°3 avait pour objectif de diminuer le nombre de commissions municipales : elles sont passées de 6 à 4. Pourquoi réduire le nombre de commissions, au delà des explications apportées, je pense que les tensions dans la majorité depuis juillet 2017, ne sont pas étrangères à cela. Les nouvelles commissions sont : Commission des Ressources : Administration générale, Finances, Relations avec GPSO, Ressources humaines, Ville numérique, Prévention-sécurité, Assurances, Affaires juridiques, Relations internationales, Communication.
Commission des Services à la population : Culture, Éducation, Sports, Tourisme,
Jeunesse et famille, Petite enfance, Vie sociale, Vie des femmes, Santé, État civil,
Démocratie locale, Affaires funéraires. Commission du Patrimoine et de la Construction : Architecture, Bâtiments, Patrimoine, Commande publique, Hygiène et sécurité. Commission de l’Aménagement du territoire : Urbanisme, Développement durable, Espace public, Commerce et artisanat, Logement. Pour ma part je siégerai à la commission aménagement du territoire sur les sujets que je suis plus spécifiquement depuis le début de la mandature.

Le compte administratif 2017 a été soumis aux votes. Je me suis abstenue car en 2017, la municipalité a choisi d’augmenter les taux de l’imposition locale alors que les charges sont restées relativement constantes. Ces impôts ont rapporté 11 M€ de plus qu’en 2016, alors que les dépenses de gestion courante n’ont progressé que de 3,3 M€. Ce nouvel effort demandé aux foyers isséens ne me paraissait pas nécessaire.

Je n’ai pas voté la délibération 21 qui prévoit la prise en charge par la commune des frais d’obsèques et de concession pour les membres du Conseil municipal décédés au cours de leur mandat. Cette délibération fait suite au texte voté en 1992. Il y a 26 ans, le contenu de la délibération n’avait peut-être pas posé questions aux élus, mais en 2018 les opinions ont évolué, une loi sur la moralisation de la vie publique a été votée il y a quelques mois, les démarches pour plus de transparence de la vie publique se multiplient. Les citoyens demandent à leurs élus plus d’exemplarité. Ainsi pour toutes ces raisons je n’ai pas voté cette délibération, car même si cela est légal j’estime que l’argent public n’a pas vocation à régler les frais personnels des conseillers municipaux.

La délibération n° 30 nous a amené à valider la nomination de 17 personnes au Conseil Économique, Social et Environnemental Local de la Ville d’Issy-les-Moulineaux. En effet en 3 ans 17 personnes ont démissionnées de ce conseil ! Je pense que le nombre de membres de cette instance est trop important, il est composé de 80 personnes pour une ville de la taille d’Issy-les-Moulineaux cela parait complètement disproportionné. De plus il a été souligné lors des débats qu’il n’y avait pas de communication, ni de réelle valorisation des travaux de cette instance auprès du Conseil municipal, c’est regrettable. On peut souligner aussi que les travaux du Conseil des ainés, du Conseil municipal des jeunes et des Conseils de quartier ne font pas non plus l’objet de communication devant le Conseil municipal.

Je suis enfin intervenu sur le projet du parc de « la solitude ». Ma question a été la suivante « Fin 2016, dans l’actuelle maison de retraite des prêtres de la compagnie de Saint-Sulpice en bordure du parc Jean-Paul II, un projet d’envergure a été lancé. Il est composé à la fois de l’implantation d’un hôtel de prestige et d’un centre de formation des salariés de l’hôtellerie. Pour la ville il s’agit d’un projet qui ne manque pas d’intérêt.
Néanmoins en l’état il prévoit l’abattage de 80 grands arbres, sans compensation ? Même s’il ne s’agit pas d’arbres remarquables, ils constituent une allée de verdure et contribuent au charme du lieu. D’autre part pouvez-vous nous préciser plus globalement quelles conséquences ce projet aura sur le parc Jean-Paul II durant les travaux et après ? ». Il m’a répondu que les arbres qui seront arrachés ont fait l’objet d’un diagnostic phytosanitaire. ils seraient malades, mais seront remplacés contrairement aux informations qui circulaient jusqu’alors.

Contribution à l’enquête publique sur le projet de révision du plan de protection de l’atmosphère de la région d’Île-de-France

Texte de la contribution déposée : « Je contribue à cette enquête publique sur le Plan de Protection de l’Atmosphère, en tant que Conseillère municipale d’Issy-les-Moulineaux et francilienne.

Tout d’abord, j’observe que peu d’informations ont été publiées sur cette enquête publique pour inciter nos concitoyens à y participer et je le regrette fortement. Pourtant, le sujet de la qualité de l’air en Ile-de-France est un sujet primordial, les incidences de la pollution atmosphérique en matière de santé publique continuent à être notables : il faut donc mieux informer les différents acteurs pour prévenir plus efficacement toutes les formes de risques potentiels.

A la lecture de ce plan triennal 2017-2020, j’ai l’impression qu’il ne prend pas suffisamment en compte l’état actuel de la situation, les enjeux à venir et ne prévoient pas toutes les mesures nécessaires à une meilleure prévention.

Par exemple, je ne comprends pas que les collectivités locales ne fassent pas preuve d’exemplarité. Pourquoi peuvent-elles encore s’opposer au bon déroulement des études réalisées par AIrparif en Ile-de-France ? C’est le cas de la ville d’Issy-les-Moulineaux qui a souhaité et obtenu le retrait de la sonde installée sur son territoire. C’est aussi le cas de l’Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest et du Département des Hauts-de-Seine qui ont supprimé leurs subventions à cet organisme.

Les activités d’AIRPARIF constituent un pivot majeur de la mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France. Il convient absolument de faciliter l’ensemble des études réalisées par cette association indépendante chargée pour le compte de l’État et des pouvoirs publics, de la mise en œuvre des moyens de surveillance. Il est nécessaire de lui permettre d’exercer ses activités dans les meilleures conditions et de lui en donner les moyens.

Dans l’ensemble je souhaite que soit inclus dans ce plan 2017-2020 les principes de la mise en place d’une meilleure communication en direction des citoyens, des entreprises et des acteurs publics, pour informer sur les impacts des nuisances atmosphériques et ainsi mettre en place une démarche de prévention plus efficace. »

Issy, pour une vraie mobilité à vélo

Depuis de nombreuses années, je souligne régulièrement l’absence sur Issy  de véritables  voies de circulation réservée aux cyclistes. Des voies qui seraient séparées physiquement de la chaussée et qui constitueraient un réel réseau de déplacement, permettant une continuité de circulation.

Pour les trajets urbains courts, les isséens qui veulent privilégier l’usage du vélo dans la ville doivent continuer à se déplacer et slalomer sur des « bouts » de pistes cyclables : il n’y a pas d’autres mots pour appeler cela. Nous en avons une nouvelle traduction depuis quelques semaines sur l’ile Saint Germain.

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La majorité municipale ne peut-elle s’inspirer des expériences réussies qui sont nombreuses en France et à l’étranger

Quand les isséens pourront-ils disposer de conditions de déplacement correctes pour les utilisateurs quotidiens de la petite reine, ceci en toute sécurité? Il faut que sur Issy le vélo rime enfin avec déplacements de transit : les cyclistes doivent être enfin respectés !

 

 

Issy, comment réussir la réhabilitation du quartier Léon Blum ?

TRACT LEON BLUMLe quartier Léon Blum situé entre la rue Aristide Briand, l’avenue de Verdun et la gare RER Issy va être réaménagé, avant l’arrivée de la ligne 15 du Métro Grand Paris Express.

Voici le tract qui est distribué par l’UDE-Front démocrate et le PS pour présenter notre position sur ce dossier.

Sur ce projet Léon Blum, venez échanger avec vos élus du groupe « Issy c’est possible » lors de notre permanence du 30 avril prochain de 10h à 11h30, au 26 rue d’Estienne d’Orves

Cœur de ville, osons choisir ensemble son futur visage

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Le 26 mars dernier, lors d’une permanence des élus  « Issy c’est possible » j’ai eu à nouveau l’occasion avec mes collègues conseillers municipaux du groupe, d’échanger avec nos concitoyens sur le projet « cœur de ville ». Les attentes des isséens sont nombreuses en matière de commerces, d’animation du centre ville, de lien entre Mairie d’Issy et Corentin Celton… Conscients des préoccupations de nos concitoyens nous avons ainsi rappelé les enjeux du projet dans l’article de point d’appui du mois d’avril :

« Le temps avance… Le déménagement d’Orange Lab des 3ha qui forment la ZAC Cœur de ville approche. Les travaux de démolition du site également… Et les Isséens ne savent toujours rien du visage de notre futur centre-ville. Ce quartier emblématique doit relever le défi de faire « cœur de ville » pour relier les deux centres historiques de notre cité : Corentin Celton et le quartier de la Mairie. Que savez-vous du projet aujourd’hui? 40.000m2 de bureaux, 40.000m2 de logements, 15.000 m2 de commerces, un équipement petite enfance. Sans doute un cinéma… Les informations perlent au compte goutte. Mais jamais la Caisse des Dépôts et la municipalité ne se sont souciées jusqu’ici de vos envies, de vos attentes sur le visage que doit prendre ce quartier. Faire centre-ville, cela suppose de créer une adhésion pour que ce centre-ville nous rassemble, nous ressemble et fasse sens dans la ville pour que chacun s’y retrouve. Combien d’entre vous vont à Paris, à Vélizy ou à Boulogne pour faire leur shopping plutôt qu’à Issy? Ce quartier doit être l’occasion pour les isséens de se réapproprier le centre-ville qui doit dynamiser l’ensemble de la ville à partir des grands axes de communication.
Vous comprendrez que le futur projet sera sans doute très dense, trop dense, à l’image de ces tours d’habitation collées les unes aux autres qui sortent de terre au val de Seine. L’objectif de rentabiliser les m2 ne doit pas effacer l’impérieuse nécessité qu’une ville doit participer au bien vivre de ses habitants. Un centre-ville doit lui donner de l’âme. En 2014, nous avions proposé de lancer un concours d’architecture dont les isséens seraient le jury final par un référendum local pour décider du visage de ce cœur de ville. Nous avons peut-être eu tort dans les urnes, mais les faits nous donnent parfois raison  : notamment lorsque nous disions que les tours du Pont d’Issy ne se feraient pas, d’abord pour des raisons économiques.
La majorité municipale osera-t-elle cette audace démocratique qui consiste à vous donner la parole pour décider ensemble du quartier qui nous rassemblera tous ? »