Issy, retour sur le Conseil municipal du 12 avril 2018

Ce conseil a commencé de manière inédite.

À 18h30 il y avait une manifestation des enseignants des écoles par rapport à leur désaccord sur l’aménagement des temps périscolaires. Plutôt que de dialoguer, le Maire a choisi de fermer les accès à l’hôtel de ville et ainsi au Conseil Municipal. Le Maire a nié que le public ne puisse entrer, pourtant à 18H30 c’était le cas : ce conseil sans public a duré près d’une heure, ensuite quelques personnes sont arrivées.

​Parmi les délibérations soumises à discussion, la n°3 avait pour objectif de diminuer le nombre de commissions municipales : elles sont passées de 6 à 4. Pourquoi réduire le nombre de commissions, au delà des explications apportées, je pense que les tensions dans la majorité depuis juillet 2017, ne sont pas étrangères à cela. Les nouvelles commissions sont : Commission des Ressources : Administration générale, Finances, Relations avec GPSO, Ressources humaines, Ville numérique, Prévention-sécurité, Assurances, Affaires juridiques, Relations internationales, Communication.
Commission des Services à la population : Culture, Éducation, Sports, Tourisme,
Jeunesse et famille, Petite enfance, Vie sociale, Vie des femmes, Santé, État civil,
Démocratie locale, Affaires funéraires. Commission du Patrimoine et de la Construction : Architecture, Bâtiments, Patrimoine, Commande publique, Hygiène et sécurité. Commission de l’Aménagement du territoire : Urbanisme, Développement durable, Espace public, Commerce et artisanat, Logement. Pour ma part je siégerai à la commission aménagement du territoire sur les sujets que je suis plus spécifiquement depuis le début de la mandature.

Le compte administratif 2017 a été soumis aux votes. Je me suis abstenue car en 2017, la municipalité a choisi d’augmenter les taux de l’imposition locale alors que les charges sont restées relativement constantes. Ces impôts ont rapporté 11 M€ de plus qu’en 2016, alors que les dépenses de gestion courante n’ont progressé que de 3,3 M€. Ce nouvel effort demandé aux foyers isséens ne me paraissait pas nécessaire.

Je n’ai pas voté la délibération 21 qui prévoit la prise en charge par la commune des frais d’obsèques et de concession pour les membres du Conseil municipal décédés au cours de leur mandat. Cette délibération fait suite au texte voté en 1992. Il y a 26 ans, le contenu de la délibération n’avait peut-être pas posé questions aux élus, mais en 2018 les opinions ont évolué, une loi sur la moralisation de la vie publique a été votée il y a quelques mois, les démarches pour plus de transparence de la vie publique se multiplient. Les citoyens demandent à leurs élus plus d’exemplarité. Ainsi pour toutes ces raisons je n’ai pas voté cette délibération, car même si cela est légal j’estime que l’argent public n’a pas vocation à régler les frais personnels des conseillers municipaux.

La délibération n° 30 nous a amené à valider la nomination de 17 personnes au Conseil Économique, Social et Environnemental Local de la Ville d’Issy-les-Moulineaux. En effet en 3 ans 17 personnes ont démissionnées de ce conseil ! Je pense que le nombre de membres de cette instance est trop important, il est composé de 80 personnes pour une ville de la taille d’Issy-les-Moulineaux cela parait complètement disproportionné. De plus il a été souligné lors des débats qu’il n’y avait pas de communication, ni de réelle valorisation des travaux de cette instance auprès du Conseil municipal, c’est regrettable. On peut souligner aussi que les travaux du Conseil des ainés, du Conseil municipal des jeunes et des Conseils de quartier ne font pas non plus l’objet de communication devant le Conseil municipal.

Je suis enfin intervenu sur le projet du parc de « la solitude ». Ma question a été la suivante « Fin 2016, dans l’actuelle maison de retraite des prêtres de la compagnie de Saint-Sulpice en bordure du parc Jean-Paul II, un projet d’envergure a été lancé. Il est composé à la fois de l’implantation d’un hôtel de prestige et d’un centre de formation des salariés de l’hôtellerie. Pour la ville il s’agit d’un projet qui ne manque pas d’intérêt.
Néanmoins en l’état il prévoit l’abattage de 80 grands arbres, sans compensation ? Même s’il ne s’agit pas d’arbres remarquables, ils constituent une allée de verdure et contribuent au charme du lieu. D’autre part pouvez-vous nous préciser plus globalement quelles conséquences ce projet aura sur le parc Jean-Paul II durant les travaux et après ? ». Il m’a répondu que les arbres qui seront arrachés ont fait l’objet d’un diagnostic phytosanitaire. ils seraient malades, mais seront remplacés contrairement aux informations qui circulaient jusqu’alors.

Contribution à l’enquête publique sur le projet de révision du plan de protection de l’atmosphère de la région d’Île-de-France

Texte de la contribution déposée : « Je contribue à cette enquête publique sur le Plan de Protection de l’Atmosphère, en tant que Conseillère municipale d’Issy-les-Moulineaux et francilienne.

Tout d’abord, j’observe que peu d’informations ont été publiées sur cette enquête publique pour inciter nos concitoyens à y participer et je le regrette fortement. Pourtant, le sujet de la qualité de l’air en Ile-de-France est un sujet primordial, les incidences de la pollution atmosphérique en matière de santé publique continuent à être notables : il faut donc mieux informer les différents acteurs pour prévenir plus efficacement toutes les formes de risques potentiels.

A la lecture de ce plan triennal 2017-2020, j’ai l’impression qu’il ne prend pas suffisamment en compte l’état actuel de la situation, les enjeux à venir et ne prévoient pas toutes les mesures nécessaires à une meilleure prévention.

Par exemple, je ne comprends pas que les collectivités locales ne fassent pas preuve d’exemplarité. Pourquoi peuvent-elles encore s’opposer au bon déroulement des études réalisées par AIrparif en Ile-de-France ? C’est le cas de la ville d’Issy-les-Moulineaux qui a souhaité et obtenu le retrait de la sonde installée sur son territoire. C’est aussi le cas de l’Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest et du Département des Hauts-de-Seine qui ont supprimé leurs subventions à cet organisme.

Les activités d’AIRPARIF constituent un pivot majeur de la mesure de la qualité de l’air en Ile-de-France. Il convient absolument de faciliter l’ensemble des études réalisées par cette association indépendante chargée pour le compte de l’État et des pouvoirs publics, de la mise en œuvre des moyens de surveillance. Il est nécessaire de lui permettre d’exercer ses activités dans les meilleures conditions et de lui en donner les moyens.

Dans l’ensemble je souhaite que soit inclus dans ce plan 2017-2020 les principes de la mise en place d’une meilleure communication en direction des citoyens, des entreprises et des acteurs publics, pour informer sur les impacts des nuisances atmosphériques et ainsi mettre en place une démarche de prévention plus efficace. »

Fusion Issy/Boulogne : Où en sommes-nous ?

issy_boulDurant le Conseil municipal du 29 septembre 16, notre groupe « Issy c’est possible » a posé un certain nombre de questions concernant la fusion Issy/Boulogne. Peu d’informations concrètes nous ont été apportées par la majorité, si ce n’est pour indiquer que des réunions publiques seraient mises en place dans les semaines à venir. Rien n’a été confirmé concernant la mise en place de groupe de travail sur la future fusion. Dans le point d’appui d’Octobre un encart publicitaire est inséré qui n’apporte là non plus aucune information concrète.

Vous trouverez ci-joint le contenu de l’article que notre groupe a publié dans le Point d’Appui du mois d’octobre dans le cadre de l’expression publique de l’opposition :

« Le 9 juillet dernier, les conseils municipaux d’Issy et de Boulogne ont engagé un processus de fusion des deux communes à la fin de l’année 2016. Les maires s’étaient engagés à associer tous les élus au processus, à créer des groupes de travail et à faire la transparence notamment sur les incidences financières de cette fusion.

Depuis le 9 juillet dernier, c’est le silence le plus total. Ni à Boulogne, ni à Issy, à la date de l’envoi de cet article, nous n’avons été contactés pour engager un quelconque travail de concertation. Pourtant, cet été, chacune des villes a passé un marché (200.000 €pour Issy et 300.000 € pour Boulogne) pour définir la communication autour du projet et son accompagnement. Autant dire qu’il ne s’agit pas de vous écouter, mais de trouver les arguments pour vous convaincre du bienfondé de la fusion. Comment, en moins de deux mois, pourrons-nous mener à bien une concertation large et objective, pour vérifier si oui ou non ce projet a du sens. Pour que la fusion soit viable, il faut que l’État gèle la Dotation globale de Fonctionnement (DGF) de la commune nouvelle. La somme des DGF actuelles d’Issy et de Boulogne serait supérieure à celle de la commune nouvelle. Croire qu’en période où beaucoup de communes se serrent la ceinture le Parlement pourrait avoir la générosité de faire un cadeau fiscal à deux communes très riches (rappelons que le compte administratif d’Issy est excédentaire de +70 millions €) relève de la gageure. Nos maires ne peuvent pas dire d’un côté que « l’État leur fait les poches  » et de l’autre que l’État doit leur faire des cadeaux au détriment d’autres communes! Nous posons, depuis le printemps, la question de la sécurité publique. Boulogne a une police municipale qu’elle s’apprête à armer. Issy n’en a pas, ce qui fait consensus avec le Maire. Et demain? Combien d’effectifs de police nationale dans la ville fusionnée? Etendrons-nous la police municipale de Boulogne à Issy ou la supprimerons-nous? Dans le 1er cas, on crée des dépenses nouvelles qui battent en brèche l’objectif d’économies, dans les 2 cas, on floue le choix opéré par les électeurs lors des élections municipales. Pourquoi alors refuser le référendum local? De même, vous nous avez largement fait part de votre inquiétude concernant la dette de Boulogne et de ses budgets annexes. Aucune garantie n’est apportée aujourd’hui sur le fait que les isséens, après avoir assaini leur gestion ne devront pas payer la dette de leurs voisins. Quand le flou domine à ce point dans un projet, quand son sens se dilue à mesure que l’on avance, il est sage d’y mettre fin et de ne pas s’entêter. Les intérêts politiques ne doivent pas supplanter l’intérêt général, pas plus que l’effet de mode aussi fugace qu’attrayant.

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE-Front Démocrate) ».

Issy, les préoccupations de la rentrée 2016

img_20160910_100947Durant ce week-end, le Forum de rentrée a été l’occasion d’échanger avec les associatifs et les isséens sur l’actualité de notre ville.

En septembre 2016,  deux principaux sujets sont au centre des entretiens avec les isséens. Tout d’abord, l’augmentation des services municipaux liés à l’éducation (activités périscolaires, garderie, restauration scolaire), mais aussi bien entendu la fusion des communes d’Issy-les-Moulineaux et de Boulogne-Billancourt.

Dans l’ensemble, nos concitoyens sont très préoccupés par les conséquences de cette fusion. Ils sont à la recherche des véritables motivations de ce projet et très frustrés de ne pas pouvoir donner leur opinion sur le sujet.

Mais à l’occasion de ce forum des associations, d’autres questions légitimes ont été posées : quelles incidences aura ce regroupement de communes sur l’ensemble du tissu associatif isséen? Les associations isséennes sportives, théâtrales … pourront-elles poursuivre normalement leurs activités ? Certaines associations seront-elles inciter à fusionner ? Les subventions municipales actuelles seront-elles maintenues ? …

Le Maire et la majorité municipale doivent entendre les inquiétudes des bénévoles associatifs, des citoyens (qui ne comprennent pas les raisons fondamentales de cette fusion), et apporter rapidement des réponses à ces différentes questions !

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Fusion Issy/Boulogne : 500 000€ dépensés pour la communication

Young man with glued mouth and thought cloudsLes maires d’Issy-les-Moulineaux et de Boulogne ont profité de la discrète période du mois d’Août pour lancer deux marchés publics, visant à définir « la stratégie de communication et de concertation dans le cadre de la démarche de création d’une commune nouvelle entre Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux ». Le montant global de ces deux marchés sera de 500 000 € : 200 000 € pour Issy et 300 000 € pour Boulogne.

Pourtant le 9 juillet dernier, le maire d’Issy-les-Moulineaux nous indiquait que cette fusion avait pour objectif premier de réaliser des économies : elle commence en fait par une dépense substantielle …

Quelle forme prendra cette communication ?

On sait déjà qu’il ne s’agira pas d’un référendum communal, ni d’une consultation des habitants pourtant prévus par la loi dans le code général des collectivités territoriales : André Santini l’a clairement exclu. Les citoyens ne seront pas consultés sur cette fusion : ils seront mis devant le fait accompli !

A court terme,  je déplore que la parole soit donnée aux agences de communication plutôt qu’aux citoyens.

Fusion d’Issy et de Boulogne : les citoyens ne seront pas consultés !

P1070778.JPGLors du conseil extraordinaire du 9 juillet 2016, la majorité municipale UDI-LR d’Issy-les-Moulineaux a adopté le principe de fusion d’Issy-les-Moulineaux avec Boulogne-Billancourt. Et elle  a rejeté l’amendement de même que  le vœu déposés par le groupe Issy c’est possible (PS-UDE-Front Démocrate), alors qu’ils visaient à mettre en place une consultation de la population sur ce regroupement de communes.

Suite à ce conseil, de nombreuses questions restent en suspens et je déplore que cette séance n’ait pas donné lieu à un débat apaisé sur ce dossier. Le premier adjoint qui est intervenu a choisi le ton de la polémique et l’arrogance pour répondre à nos différentes interrogations. Le Maire, quant à lui en guise de réponse s’est contenté de déplorer la baisse des dotations financières de l’Etat pour justifier cette procédure de fusion.

En rejetant notre amendement, le Maire d’Issy-les-Moulineaux a ainsi choisi de ne pas associer nos concitoyens. Les Isséens ne seront donc pas consultés sur la création de la nouvelle commune regroupant Issy et Boulogne et sur ses conséquences en matière de fiscalité, de qualité de services publics …

Ceci est plus que regrettable, car ce projet n’avait pas été évoqué, ni présenté aux électeurs lors du débat électoral de Mars 2014. Néanmoins dans les semaines à venir je continuerai, avec mes collègues du groupe Issy c’est possible, à diffuser les informations dont les isséens ont besoin pour mieux comprendre, les différents enjeux de cette fusion. Car la transparence est pour moi l’une des garanties d’un bon fonctionnement démocratique.

Fusion Issy-Boulogne, rechercher la transparence et le sens

P1070513En ce début juin, le maire d’Issy-les-Moulineaux n’a toujours pas communiqué de manière officielle, sur le projet de fusion de notre ville avec Boulogne-Billancourt. Aucune réunion d’information n’a été organisée pour expliquer aux isséens les motivations de ce projet, il y a tout juste eu quelques lignes préliminaires dans le Point d’Appui de mai. Depuis, rien d’autre, si ce n’est un publi-reportage dans Paris-Match.

Quand les isséens connaîtront-ils la configuration exacte de cette fusion entre ces deux villes majeures des Hauts-de-Seine ?

C’est dans ce contexte, que les élus du Groupe Issy-c’est-possible se sont exprimés  dans la tribune municipale du mois de juin :

« Depuis notre dernière tribune, une délégation d’élus de l’opposition a été reçue par le Maire de Boulogne et le 1er adjoint au Maire d’Issy pour évoquer cette problématique de fusion de nos communes.
Nous sommes de fervents partisans de la métropole du Grand Paris, lancée en janvier 2016. Elle sera appelée à évoluer obligatoirement ; un syndicat de maires produit difficilement du sens au service de tous. Dans cette optique, ce projet peut faire sens, à condition qu’il soit discuté avec les citoyens.
Lors de cette rencontre, nous avons formulé plusieurs exigences. D’abord, l’information de la population de nos deux villes.
Ensuite, la concertation. La forme juridique de cette fusion sera vraisemblablement une « Commune Nouvelle », qui permet de conserver l’identité des communes fusionnées, un maire et un conseil délégué. Pour nous, la recherche d’économie dans les frais de personnel et dans la mutualisation des politiques municipales ne peut être le seul moteur de cette opération. Il faut du sens et en premier lieu pour les habitants. Cette concertation est d’autant plus nécessaire que l’avènement de cette commune nouvelle nécessitera des choix ; Boulogne et Issy ont pris des options très différentes sur l’aménagement de leurs quartiers, sur la délégation ou non de services publics locaux (crèches, loisirs, culture, sports).
Cette harmonisation va prendre du temps. Nous avons demandé que les deux villes votent une délibération autorisant les deux maires à engager les discussions sur le sujet.
Enfin, la consultation. Il faudra d’une manière ou d’une autre consulter la population, avant de finaliser ce projet. Si la procédure de référendum local est compliquée à mettre en œuvre, il faudra trouver le moyen de vous consulter et de vous associer le plus largement possible. En 2014, la majorité n’a pas porté ce projet de fusion de nos communes dans son programme municipal. Dans cette période de crise démocratique, dans cette période où les villes deviennent un élément indispensable de l’organisation des réseaux de notre vie quotidienne, il nous paraît essentiel que vous ayez la parole.
Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (Front Démocrate – UDE) »

Issy-Boulogne : Projet de fusion …

P1070512Dans le Point d’appui d’avril, le maire d’Issy-les-Moulineaux s’exprime pour la première fois sur le projet de fusion de notre ville avec Boulogne-Billancourt. Il parle de nécessité liée à « la garantie du niveau et de la qualité de services publics … pour continuer à œuvrer au mieux vivre ensemble». Pourquoi l’établissement public territorial ou la Métropole du Grand Paris ne pourraient pas répondre à ces objectifs ?

En attendant un véritable débat sur ce dossier et conscients des préoccupations que ce projet provoque chez nos concitoyens, les élus du groupe des élus Issy-c’est-possible ont souhaité s’exprimer sur ce projet dans leur tribune municipale d’avril.

« À peine passée la tentative de fusion des communes de notre agglomération au 1er janvier 2016, alors que le Président Devedjian poursuit toujours sa lubie de fusion des Hauts-de-Seine avec les Yvelines, nous avons appris de la bouche du Maire de Boulogne, qu’il envisageait, avec notre maire, de fusionner Issy-les-Moulineaux et Boulogne-Billancourt. Il s’agirait à terme d’intégrer le Département de Paris pour former un nouvel arrondissement de 180 000 habitants.
Ce projet pourrait avoir du sens si il avait pour optique d’élargir Paris, plutôt que diluer la capitale dans une Métropole syndicat d’élus faite de compromis a minima. Encore faudrait-il que les citoyens puissent choisir le projet métropolitain en fonction des grands enjeux urbains  : transports, logement, écoles, politiques de l’eau et des déchets, continuité entre les territoires et développement harmonieux de l’économie métropolitaine…
Jusqu’ici, nous n’avons pas été consultés, ni n’avons fait l’objet d’une quelconque information de la part de notre Maire. Parions qu’une délibération tombera du ciel, lors du Conseil municipal de juin qui ratifiera l’accord passé entre les deux maires.
Ce temps des élus omniscients et omnipotents est révolu. Si les deux maires mettent en avant leur volonté de se faire aussi gros que la Défense, la Silicon Valley et de peser dans la Métropole, nous affirmons que cette idée n’a d’intérêt que si elle fait sens pour nos deux territoires. Il faut un débat préalable, public, ouvert aux différents acteurs politiques de la ville, à votre écoute et transparent sur les enjeux.
Notre territoire est très attractif pour les entreprises. L’enjeu, c’est de placer les habitants au cœur du projet. Nous devons répondre à ces questions : quels seront les avantages que vous en retirerez pour vos services publics? De même, se posent des questions sur les taux futurs de nos impôts, mais surtout de la gestion de la dette mutualisée. En 2014, la dette par habitant était de 625 € à Boulogne contre 12 € à Issy. Notre gestion financière est tellement exceptionnelle que vous allez désormais payer la dette des voisins. Nous sommes favorables à un grand débat.
Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhes, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE – Front Démocrate). »

Issy, comment réussir la réhabilitation du quartier Léon Blum ?

TRACT LEON BLUMLe quartier Léon Blum situé entre la rue Aristide Briand, l’avenue de Verdun et la gare RER Issy va être réaménagé, avant l’arrivée de la ligne 15 du Métro Grand Paris Express.

Voici le tract qui est distribué par l’UDE-Front démocrate et le PS pour présenter notre position sur ce dossier.

Sur ce projet Léon Blum, venez échanger avec vos élus du groupe « Issy c’est possible » lors de notre permanence du 30 avril prochain de 10h à 11h30, au 26 rue d’Estienne d’Orves

Cœur de ville, osons choisir ensemble son futur visage

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Le 26 mars dernier, lors d’une permanence des élus  « Issy c’est possible » j’ai eu à nouveau l’occasion avec mes collègues conseillers municipaux du groupe, d’échanger avec nos concitoyens sur le projet « cœur de ville ». Les attentes des isséens sont nombreuses en matière de commerces, d’animation du centre ville, de lien entre Mairie d’Issy et Corentin Celton… Conscients des préoccupations de nos concitoyens nous avons ainsi rappelé les enjeux du projet dans l’article de point d’appui du mois d’avril :

« Le temps avance… Le déménagement d’Orange Lab des 3ha qui forment la ZAC Cœur de ville approche. Les travaux de démolition du site également… Et les Isséens ne savent toujours rien du visage de notre futur centre-ville. Ce quartier emblématique doit relever le défi de faire « cœur de ville » pour relier les deux centres historiques de notre cité : Corentin Celton et le quartier de la Mairie. Que savez-vous du projet aujourd’hui? 40.000m2 de bureaux, 40.000m2 de logements, 15.000 m2 de commerces, un équipement petite enfance. Sans doute un cinéma… Les informations perlent au compte goutte. Mais jamais la Caisse des Dépôts et la municipalité ne se sont souciées jusqu’ici de vos envies, de vos attentes sur le visage que doit prendre ce quartier. Faire centre-ville, cela suppose de créer une adhésion pour que ce centre-ville nous rassemble, nous ressemble et fasse sens dans la ville pour que chacun s’y retrouve. Combien d’entre vous vont à Paris, à Vélizy ou à Boulogne pour faire leur shopping plutôt qu’à Issy? Ce quartier doit être l’occasion pour les isséens de se réapproprier le centre-ville qui doit dynamiser l’ensemble de la ville à partir des grands axes de communication.
Vous comprendrez que le futur projet sera sans doute très dense, trop dense, à l’image de ces tours d’habitation collées les unes aux autres qui sortent de terre au val de Seine. L’objectif de rentabiliser les m2 ne doit pas effacer l’impérieuse nécessité qu’une ville doit participer au bien vivre de ses habitants. Un centre-ville doit lui donner de l’âme. En 2014, nous avions proposé de lancer un concours d’architecture dont les isséens seraient le jury final par un référendum local pour décider du visage de ce cœur de ville. Nous avons peut-être eu tort dans les urnes, mais les faits nous donnent parfois raison  : notamment lorsque nous disions que les tours du Pont d’Issy ne se feraient pas, d’abord pour des raisons économiques.
La majorité municipale osera-t-elle cette audace démocratique qui consiste à vous donner la parole pour décider ensemble du quartier qui nous rassemblera tous ? »