Issy, focus sur le Conseil Municipal du 10 Octobre 2019

 

Parmi les cinq Conseils Municipaux annuels d’Issy-les-Moulineaux, celui d’octobre est souvent le moins dense. Ce fut le cas cette année,  trente délibérations ont été présentées, mais de nombreuses n’étaient que des prises d’actes. Je voudrais néanmoins revenir sur certains sujets, qui ont retenus mon attention.

Je n’ai pas voté la délibération n°7 qui concernait la pépinière d’entreprises située rue Jean-Jacques Rousseau à proximité du Gymnase Jacques Godet. La SEMADS  propriétaire actuelle va céder ce terrain à la Société OGIC (promoteur immobilier boulonnais).  Dans ce contexte, j’ai demandé à l’adjoint à l’urbanisme, si cette pépinière d’entreprises allait disparaitre ou plutôt être relocalisée ailleurs sur la ville. L’adjoint à l’urbanisme a préféré parler des ventes de logements déjà réalisées par OGIC sur cette parcelle, plutôt que de répondre précisément à ma question. Si on en croit le permis de construire délivré, la superficie de la pépinière d’entreprises va être remplacée par 11423 m² de logements et seulement 1220 m² correspondant à un « hôtel d’entreprises ». Je pense qu’une mixité d’activités aurait dû être maintenue sur cette zone, et je m’interroge : avec cette délibération quel signe la ville veut-elle envoyer aux dirigeants des très petites entreprises (TPE) ?

La délibération n°9 concernait une convention initiée par Paris pour établir une coopération avec les différentes communes de la petite couronne. Après des années de tensions avec Paris, il était temps qu’une démarche de collaboration soit engagée entre la Paris et les communes limitrophes sur des dossiers aussi importants que la mobilité, la qualité de l’air …  C’est l’intérêt général qui, in fine, l’emporte et j’estime que c’est une bonne chose. Ceci est sans doute à mettre au bénéfice de la Métropole du Grand Paris qui contraint les communes à enfin coopérer efficacement.

La délibération n°10 concernait une « étude » évaluée à 1,25 M€ HT pour répertorier les facteurs favorisant l’émergence de la Ligne de métro n°12 au-delà du terminus actuel de Mairie d’Issy (jusqu’au quartier de la Ferme à l’entrée de Meudon).  Je n’ai pas voté favorablement à cette délibération, car le montant avancé m’a semblé trop élevé compte tenu de la mission présentée.                                                                                                      C’est un dossier dont il est question depuis longtemps, et qui est techniquement complexe et couteux. Et rappelons-le, notre ville n’est pas compétente en matière de transports publics, c’est la Région. D’autre part, dans la délibération la présentation de la situation actuelle était très partielle, car le contexte global de la ligne 12 n’était pas pris en compte. Il n’était pas précisé que pour le moment il n’y a pas d’interconnexion prévue à la gare Léon Blum (pour envisager un prolongement il faudra concevoir cette interconnexion, la construction sera compliquée techniquement et très couteuse). Et il faut aussi indiquer qu’à ce jour le prolongement de la ligne 12 au nord de Paris jusqu’à Mairie d’Aubervilliers a pris beaucoup de retard et n’est toujours pas terminé.                     Que notre ville rappelle régulièrement son souhait de voir le dossier avancer est légitime, que cela coûte 1,25 M€ aux isséens est plus contestable.

A la fin du Conseil Municipal, j’ai interrogé la majorité municipale à propos du tri : « Courant septembre, les isséens ont reçu dans leurs boites aux lettres un document A5 concernant le tri des déchets et précisant qu’à partir d’octobre 2019 je cite « tous vos emballages plastique, métal, papier, carton etc vont dans la poubelle jaune ». Contrairement à l’ensemble de tous les pays européens, qui ont choisi le tri sélectif entre toutes les catégories de déchets, GPSO semble privilégier la poubelle unique. Ainsi, pouvez-vous nous indiquer précisément quel est désormais le nouveau processus technique qui a été mis en place à l’usine du Syctom pour le traitement des déchets de tous les types d’emballages ? ».  Quelles que soient les formes de recyclage mis en place, je pense que sur ce dossier l’objectif des collectivités doit de réduire le recours au plastique pétrole. Elles doivent inciter les ménages et les entreprises locales à utiliser moins de matières plastiques, pour mettre fin à l’usage immodéré du plastique non compostable.