Issy, la réalité des données budgétaires

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C’est un 2011 sous la Présidence de Nicolas Sarkozy que l’Etat a initié le début de la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales . Alors quand en 2016, la majorité municipale d’Issy-les-Moulineaux communique sur la continuité du désengagement de l’Etat envers les collectivités locales dans des termes polémiques, je juge cette démarche clairement indigne !

Ainsi notre groupe ‘Issy c’est possible’ a publié l’article ci-dessous dans la tribune municipale afin de rappeler le contexte de la fusion et la réalité des données budgétaires isséennes :

« Voici que fleurit un bilan financier dramatisant la situation de notre ville. Depuis des années, le maire vous dit que tout va bien, qu’il a la meilleure gestion, la plus dynamique… Et là, patatras, nous serions « volés » et donc obligés de fusionner avec Boulogne pour réaliser des économies de fonctionnement.

Passons le fait que notre dette, suite la fusion avec Boulogne passerait de 800 000 € à plus de 300 millions € budget principal et annexes de Boulogne intégrés à celui de la commune nouvelle. De 12 à 1  800  €/habitant. Gestion parfaite, mais vous payez en prime la dette des voisins.

Quant à l’argument mis en avant selon lequel le gouvernement socialiste vole la ville d’Issy, rappelons ces quelques évidences. L’État verse aux communes des dotations qui ne poussent pas dans les arbres, mais sont bien le fruit d’impôts et taxes prélevés par l’État sur les ménages et les entreprises … ou de dettes alourdies par les différents gouvernements. Bien curieuse conception de la Nation que celle qui consiste à baisser les impôts locaux au plus bas et quémander les dotations les plus hautes de l’État tout en accusant l’État d’augmenter les prélèvements obligatoires.

Dans le cadre de l’attribution des dotations, l’État réalise de la péréquation entre collectivités de même taille et entre types de collectivités. Certaines, dont la nôtre, très riches, se voient donc contribuer à l’effort national pour aider les plus pauvres (celles qui abritent par exemple ces employés invisibles qui viennent nettoyer les bureaux d’Issy ou qui logent les nounous gardant nos enfants).

À crier sur tous les toits que la gestion d’Issy était si bonne que nous réalisions des «  bénéfices  »… notre excédent budgétaire de plus de 70 millions € a fait réfléchir quelques hauts fonctionnaires : à quoi sert-il que l’État verse des dotations à une commune dont les excédents sont tels qu’elle finit par perdre de l’argent du fait de l’inflation, même très faible. Dans un an, ces 70 millions € vaudront 69,3 millions actuels.

Tout le projet de fusion est justifié par ce seul appétit de l’argent. Mais, puisque tout est de la faute de ce gouvernement socialiste qu’ils aspirent à chasser en mai 2017, pourquoi saborder notre commune pour un malaise conjoncturel qui passerait dans 6 mois ?

Thomas Puijalon, Kathy Similowski, Vivien Julhès, Patrick Auffret (PS) et Fabienne Gambiez (UDE- Front Démocrate) : conseillers municipaux de la liste Issy c’est possible! »