Pourquoi le MoDem a-t-il abandonné la défense de la moralisation de la vie publique ?

A quelques heures de la tenue de l’Université de rentrée du MoDem, je viens d’adresser une lettre ouverte à François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate. En effet, je souhaite qu’il apporte des réponses claires et précises, pour lever le doute qui s’est 17installé dans les esprits des militants et des Français.

Je l’interroge sur les raisons qui ont conduit le MoDem à abandonner en Mars 2014, la défense de la moralisation de la vie publique, alors que ce fut l’un des axes majeurs de la campagne présidentielle de 2012 ? Quel message, quelle image le MoDem a-t-il voulu envoyer en soutenant aux municipales, par exemple à Issy-les-Moulineaux une tête de liste condamnée en première instance pour détournement de fonds publics. Le sujet de la défense de la moralisation prend aussi tout son sens dans le cadre de l’alliance MoDem – UDI. Pourquoi, le moment venu ne pas avoir clairement demandé à l’UDI de faire le ménage dans ses rangs, pour se séparer des élus poursuivis en justice ?

Dans la période chaotique que nous traversons, la question de la moralisation est plus que jamais d’actualité. Quelle légitimité a désormais le Mouvement Démocrate pour représenter une véritable alternative cohérente et crédible, alors qu’il a mis de côté ses principes au gré des enjeux électoraux ?

Nos concitoyens ont aujourd’hui besoin de retrouver confiance dans le personnel politique. J’ai clairement demandé à François BAYROU, quelle France il veut reconstruire et autour de quelles valeurs ? Et comment il compte redonner de l’espoir aux Français et représenter un recours sans les assurer que quelles que soient les circonstances, l’éthique et l’exemplarité seront le sillon de la démarche initiée ?

J’espère vivement que ces préoccupations rencontreront auprès de lui le plus vif intérêt.